L'anglais nous envahit

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L\'anglais nous envahit

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Les raisons sociales non francophones se multiplient et apparaissent sur à peu près tout ce qui peut exister de supports publicitaires, comme on le constate avec le journal, sur la photo ci-haut.

Le Nouvelliste

Depuis quelques années, on constate que la francisation des entreprises au Québec stagne ou recule. En effet, de plus en plus de conseils d'administration d'entreprises, même francophones, travaillent plus souvent en anglais supposément parce que c'est plus pratique. Tout le monde sait qu'une réunion se déroulera en anglais si un des membres est unilingue anglophone. Plusieurs entreprises américaines et canadiennes oeuvrant au Québec ne produisent qu'un rapport annuel en anglais.

Les cadres québécois francophones dans les entreprises doivent être bilingues pour obtenir et conserver leur poste. Ce n'est pas toujours le cas pour un cadre unilingue anglophone. La situation n'est plus celle d'il y a 50 ans alors qu'il fallait être anglophone pour être cadre, mais le progrès n'y est plus.

 

Cette situation ne m'étonne aucunement. Nous sommes constamment envahis de publicités et d'informations à connotation anglaise. Il n'y a qu'à noter le titre de plusieurs émissions de télé, en particulier à TQS. Dans sa grille horaire de ce printemps, on peut dénombrer neuf émissions qui sont présentement en ondes ou le seront d'ici quelques semaines dont les titres sont en anglais : Lipstick Jungle, Wipe out, Men in trees, Dirty Sexy Money, Loft Story, Talk Show Loft Story, Flash Point, Scrap Metal et le plus évocateur: Californication (sic) en ondes bientôt le vendredi soir. De plus, aux autres réseaux, il y a Shopping TVA et à 8 h le dimanche matin, une émission pour les enfants intitulée Glump Attack à Radio-Canada. Faudra-t-il nommer les propriétaires de TQS «The Remiyard Brothers» ?

L'Office de la langue française devrait agir en se plaignant au CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada) pour un tel fait. On sait que le gouvernement du Québec n'a aucune juridiction sur ce qui est mis en ondes par la radio et la télévision québécoise. Il doit porter l'affaire devant le CRTC.

Nous ne pouvons pas progresser en acceptant également que la plupart des raisons sociales des commerces, des entreprises et de certains hôtels soient anglophones. Que dire des Home Depot, Screaming Eagle, Future Shop, Starbuck Coffee, Second Cup, Toy's R Us, Carexpert qui ne se donnent pas la peine de franciser leur nom. Cependant, nous pouvons féliciter Staples Business Depot pour avoir traduit sa raison sociale en la nommant Bureau en Gros. Combien l'ont-ils fait?

Il n'y a pas que les commerces au détail qu'il faudrait obliger à traduire leur nom, il y a aussi des hôtels. À Québec, une ville très francophone je crois, deux hôtels sont annoncés comme étant Times hôtel et l'hôtel Must. Si nous acceptons ces affichages en anglais, nous courrons à notre perte comme francophones de l'Amérique. Qu'attend-on pour agir ?

Bernard Tousignant

Saint-Élie-de-Caxton

 

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