Sus à la pauvreté!

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Le Nouvelliste

Samedi le 17 octobre, c'était la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.

Cette journée a pour objectif de manifester la nécessité d'éliminer la pauvreté dans tous les pays. Le thème de cette année est «travailler ensemble pour sortir de la pauvreté», afin de nous rappeler l'importance de créer des alliances mondiales pour lutter contre la pauvreté.

Malgré le dernier plan de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale du gouvernement du Québec, et la tournée actuelle du ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et du travail, Sam Hamad, pour l'élaboration du prochain plan de lutte, la pauvreté persiste au Québec.

Le ministre semble nous dire que la sortie de la pauvreté se fait par le travail et pourtant se sort-on de la pauvreté avec un emploi au salaire minimum ou autour de celui-ci?

Même en travaillant 40 heures par semaine, la réponse est non. Alors qu'attend-on pour obliger les entreprises à partager la richesse, à donner à celles et ceux qui travaillent à un salaire décent?

J'entends déjà quelques réactions: «Ouais, mais là si y sont pas contents y avaient juste à aller à l'école» ou «Y est juste commis de dépanneur, faudrait pas exagérer», «Si le salaire minimum augmente trop les jeunes vont lâcher l'école «.

Saviez-vous que plus de 90% des personnes au salaire minimum travaillent dans le secteur des services, c'est-à-dire dans les dépanneurs, les stations d'essence, les boutiques, les marchés d'alimentation, les pharmacies, certains bureaux

Si un matin toutes ces personnes faisaient la grève, dans votre ville, votre village, qu'arriveriez-vous à vous procurer? Ces travailleuses et ces travailleurs sont indispensables au développement de notre société, au même titre que les emplois mieux perçus ou valorisés.

Saviez-vous qu'environ 29% seulement des personnes qui travaillent au salaire minimum n'ont pas terminé leur secondaire? Qu'environ 20% a terminé son secondaire? Et que les autres ont fait des études postsecondaires?

Si le salaire minimum augmente pour atteindre un niveau décent, les jeunes qui étudient pourront subvenir à leurs besoins en travaillant moins d'heures par semaine, ils auront ainsi plus de temps à consacrer à leur formation.

Avez-vous aussi envisagé la pauvreté des familles comme facteur de décrochage scolaire?

Actuellement, le salaire minimum ne permet pas à une personne seule, qui travaille 40 heures par semaine, d'atteindre le seuil de faible revenu de Statistique Canada.

Le salaire minimum devrait être 10,66$, il est actuellement de 9$.

Marie-Josée Magny

coordonnatrice au Comité d'action des non-syndiqué-es

Trois-Rivières

 

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