Maintenant que Groulx a quitté pour les rangs professionnels, quel entraîneur-chef est considéré comme le meilleur de sa profession dans le circuit Gilles Courteau? Plutôt que de poser la question directement à ceux qui prennent place derrière le banc, on a préféré sonder d'anciens rivaux ainsi que des gens qui suivent de très près ce qui se passent autour de la ligue. Trois ex-pilotes, un ex-directeur-gérant, un agent et un dépisteur ont bien voulu dévoiler les cinq meilleurs entraîneurs selon leur propre évaluation.
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L'exercice s'est fait de façon anonyme afin d'obtenir des réponses franches et de ne placer personne dans l'embarras. Voici donc le top cinq des entraîneurs du circuit Courteau, selon nos panélistes. Une première position donnait cinq points, une deuxième quatre points, une troisième trois points, une quatrième deux points et une cinquième, un point.
1. Clément Jodoin 29/30
L'ex-patron des Patriotes de l'UQTR fait l'unanimité parmi nos experts. Cinq des six personnes interrogées le place au premier rang, l'autre lui confère le deuxième rang. On vante sa façon de vendre ses consignes aux jeunes, sa volonté de sans cesse se renouveler, son expérience de la Ligue nationale et sa volonté de travailler avec les jeunes même si d'autres avenues se présentent à lui à chaque année. «C'est un excellent enseignant, capable d'aller chercher le meilleur de ses hommes. Il s'ajuste aussi très rapidement au fil d'un match», explique un de ses ex-homologues. L'Océanic ne pouvait donc choisir un meilleur homme pour redresser sa barque il y a deux ans...
2. André Tourigny 21/30
Avec Jodoin, il est le seul à avoir été identifié par l'ensemble des analystes. Tourigny a obtenu une première place, une deuxième place et quatre troisièmes places. Le Nicolétain est vanté pour la structure qu'il a mise en place à Rouyn-Noranda, ainsi que pour sa capacité à envoyer dans la mêlée soir après soir une équipe qui se démène. «Il y a des équipes contre qui tu ne sais jamais à quoi t'attendre. Contre les Huskies, c'est différent. Soir après soir, match après match, cette équipe compétitionne au plus haut niveau. C'est la preuve qu'André prépare toujours très bien ses joueurs», dit un ex-entraîneur.
3. Pascal Vincent 13/30
Nommé entraîneur-chef de l'année par ses pairs en 2007-2008, Vincent figure aussi avantageusement dans le carnet de nos observateurs avertis. Celui qui a connu beaucoup de succès à la tête des Screaming Eagles avant d'accepter le défi du Junior de Montréal est dépeint comme un travailleur acharné, qui ne néglige aucun détail.
Sous Vincent, les Screaming Eagles ont souvent performé au-dessus des attentes. Voilà un indice qui ne ment pas sur les qualités de celui qui dirige la circulation derrière le banc.
4.Patrick Roy 11/30
Certains l'aiment, d'autres le détestent, mais tous respectent son côté compétiteur. Sans compter qu'il a une bague de la Coupe Memorial au doigt. On peut questionner la façon dont elle a été obtenue, reste qu'elle est bien réelle.
«En bout de ligne, un entraîneur sera souvent jugé sur sa capacité à gagner le dernier match de l'année. Roy l'a fait. Personne ne peut le lui enlever et il mérite de faire partie du top cinq», fait remarquer l'un des membres du jury.
5. Guy Boucher 10/30
Surprise, Boucher apparaît au dernier échelon. Il n'a pourtant encore rien gagné. Mais les panélistes relèvent sa façon efficace de travailler avec les jeunes, de même que ses méthodes avant-gardistes. Il a devancé, dans l'ordre, Éric Lavigne (2/30), Mario Durocher (2/30) et Éric Veilleux (1/30).
Les oubliés
Fait à noter, aucun entraîneur des Maritimes ne fait partie de la sélection. Faut dire que les Cam Russel, Danny Flynn et Ron Choules sont arrivés dans la ligue depuis peu. Quant à Guy Chouinard, il vient de revenir en selle après quelques années d'exil forcé.
Parmi ceux qui ont été ignorés par le jury, on note bien entendu la candidature de Richard Martel. Fort en gueule, spectaculaire, le pilote des Saguenéens n'a toujours pas été en mesure de conduire une équipe à la Terre promise. Martel a eu plusieurs excellentes équipes sous la main, sans jamais réussir à mériter une bague. Faut croire que ses insuccès en séries nuisent à sa réputation dans le petit monde de la LHJMQ.
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