Bouchard était rentré dans ses terres au Saguenay où il a repris ses tâches d'enseignant. Il a dirigé chez les seniors, puis il a accepté de mettre son savoir au profit des Élites midget AAA. Mais lorsque le téléphone a sonné et que les Olympiques lui offraient un job d'adjoint, le coloré entraîneur a bien vu que le feu sacré l'habitait encore et il a pris la route de l'Outaouais.
«Je n'ai pas aimé la façon dont ça s'est terminé avec les Foreurs. Je ressentais le besoin de boucler la boucle, alors j'ai accepté l'offre des Olympiques», relate Bouchard, qui jure se plaire dans son rôle d'adjoint même si c'est un pilote dans l'âme. «J'ai le beau rôle. J'enseigne, je fais du vidéo. Et je n'ai pas la pression de gagner», sourit Bouchard, qui décide d'en remettre parce qu'il voit bien que son interlocuteur n'est pas convaincu. «C'est un privilège de diriger dans cette ligue. Quand tu as le nez collé sur la vitre, tu ne l'apprécies peut-être pas à sa juste valeur. Mais quand tu sors du milieu pendant un an ou deux, tu t'en rends compte assez vite.»
Les Olympiques connaissent un début de saison de misère. À un tel point que Mario Richer a démissionné il y a deux semaines, inconfortable dans les souliers laissés vacants par Benoît Groulx. Les Olympiques ont préféré embaucher un pilote du Junior A ontarien - Jérôme Dupont - plutôt que remettre les guides à Bouchard. Ce dernier assure n'avoir pas été froissé. «Tout se passe en anglais avec les Olympiques, je n'aurais pas été à l'aise de travailler dans ce contexte. Surtout en cette période difficile. Mon anglais s'améliore de semaine en semaine mais je ne suis pas prêt à assumer un job où tu dois toujours exprimer tes directives et tes émotions en anglais...»
Bouchard dit prendre maintenant les années une à la fois. Il bénéficie actuellement d'un congé sans solde de la part de son employeur au Saguenay et il retournera à la maison lorsque son lien de sécurité sera en jeu. À moins que d'ici là, le téléphone sonne à nouveau pour lui proposer un job d'entraîneur-chef. «On verra si ça arrive. Je ne recherche pas ça à tout prix. Mais je garde la porte ouverte...»
Ça pourrait arriver plus tôt que tard. Du moins, c'est l'opinion du gouverneur Charly Henry. «Il va revenir dans la ligue, c'est certain. C'est un excellent homme de hockey. En plus, c'est un gentleman. Il est en train d'ajouter une corde à son arc en améliorant son anglais chez nous. Il va être sollicité dans un avenir rapproché à mon avis.»
Michaël Dubuc chez les pros pour y rester
Martin Mondou sait maintenant à quoi s'en tenir concernant Michaël Dubuc. Le directeur-gérant des Cataractes de Shawinigan a obtenu la confirmation des Capitals, hier, que le grand ailier de 20 ans ne serait pas de retour dans le junior cette saison.
«Martin Pouliot (dépisteur des Capitals) a dit qu'il serait le premier rappelé dans la Ligue américaine et qu'il fallait donc l'oublier», explique Mondou, un peu déçu, certes, mais qui peut maintenant travailler sur d'autres scénarios. «Au moins, je sais à quoi m'en tenir. Et si jamais les données changeaient, on va prendre ça comme un bonus...»
Sanction exemplaire
C'est un peu ironique de constater que le premier joueur à goûter à la médecine des nouveaux règlements dans la LHJMQ provient de la même famille que celle qui était au coeur de la tourmente le printemps passé. Frédéric Roy, le frère de Jonathan et le fils de vous-savez-qui, s'est vu imposer une suspension de 15 matchs hier pour un double-échec porté à la tête de Vincent Bourgeois vendredi dernier à l'Auditorium de Verdun.
Roy a eu sa crampe au cerveau lors d'un arrêt de jeu, la veille où son père a vu son numéro être retiré par le Canadien de Montréal. J'espère qu'il ne s'est pas posé la question pourquoi il a été hué au Centre Bell le lendemain...
Boucher à la rescousse de Tardif
On ne pourra jamais accuser Guy Boucher de ne pas être derrière ses joueurs. L'entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville a poussé l'audace jusqu'à changer une étoile lors du match impliquant ses hommes à ceux de Patrick Roy, jeudi dernier.
Le journaliste Jonathan Habashi avait choisi le gardien des Remparts, Charles Lavigne, comme lauréat de la troisième étoile mais Boucher est intervenu directement pour que ce soit son gardien Antoine Tardif qui obtienne le privilège de revenir saluer la foule.
Un drôle de geste, non? Pas pour Boucher, qui trouve que les partisans et les journalistes sont trop durs envers le portier natif de Daveluyville. Lors de sa dernière visite à Shawinigan, Boucher se disait d'ailleurs fort satisfait de son rendement, même si son pourcentage d'erreur est inférieur à ,900.
«Sa moyenne est très bonne, parmi les meilleures de la ligue. Quant à son pourcentage d'efficacité, je ne m'en fais car nous accordons peu de lancers. C'est difficile dans ces conditions de l'améliorer», soupirait Boucher. «De toute façon, c'est injuste de le comparer aux meilleurs gardiens de la ligue, car ils ont tous 19 ou 20 ans. Antoine n'a que 18 ans et il se relève d'une blessure qui lui a fait rater une demi-saison l'an dernier. L'important, c'est qu'il progresse tout au long de la saison.»
Bournival, comme prévu
Sans surprise, Michaël Bournival a été retenu sur l'équipe du Québec qui prendra part au Défi Mondial des moins de 17 ans en Colombie-Britannique, du 29 décembre au 4 janvier.
Il sera intéressant de voir quel rôle Marc-André Dumont va lui confier. Parce qu'il est aussi intense que talentueux, Bournival peut occuper bien des chaises dans un vestiaire. Joueur de centre naturel, il se débrouille également à l'aile.
Qui veut des billets?
En un peu moins d'un mois, plus de 6000 visites ont été enregistrées sur le blogue traitant du hockey au www.cyberpresse/le-nouvelliste. Les échanges sont cordiaux, les intervenants allumés. L'expérience est très intéressante et elle rejoint des mordus de hockey des quatre coins de la province.
Question de vous remercier de l'accueil, Le Nouvelliste vous offre la chance de mériter une paire de billets pour le premier match des Cataractes dans le tout nouveau amphithéâtre multifonctionnel le 27 décembre. Tous ceux qui auront participé directement aux échanges - en éditant un commentaire sur l'un ou l'autre des huit articles en ligne - d'ici le mardi 9 décembre seront éligibles à la paire de billets.
À vos claviers!
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TEMPS D'ARRÊT, le blogue
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