Michel Plante, fils de l'ancienne vedette de la LNH, a reçu des cadeaux d'une valeur inestimable, soit la photo de son père qui était dans le hall d'entrée de l'aréna depuis qu'on lui avait donné le nom Jacques-Plante en 1994, de même que la plaque commémorative que l'on avait alors dévoilée au moment du changement de nom du vieil amphithéâtre bâtie en 1937. Des remises faites par la mairesse de Shawinigan Lise Landry.
«Je ressens toujours beaucoup d'émotions dans ce genre d'événements. Mon père a joué dans cette enceinte qui a beaucoup d'histoire. J'aurais aimé que mon père soit là ce soir pour vivre cet instant et voir ce clin d'oeil qu'on lui a fait en habillant deux jeunes avec des masques et des jambières de l'époque où il jouait. J'ai l'impression qu'une partie de cette histoire s'est terminée ce soir», disait Michel Plante, sur un ton fort calme.
Il ne s'attendait pas à ce qu'on lui remette la photo et la plaque honorant la mémoire de Jacques Plante en guise de souvenirs ultimes. «J'ai dans une pièce de la maison un mur plein de souvenirs, de photos et d'honneurs remis à mon père. Ces deux pièces iront les rejoindre dans ce que je considère comme le Hall of Fame privé de mon père. Ce sont deux pièces que j'aurai beaucoup de plaisir à montrer à nos invités au cours de la période des fêtes et toujours quand nous aurons des visiteurs», disait-il.
L'organisation des Cataractes a aussi remis à Michel Plante un chandail vintage marquant le 40e anniversaire de la plus vieille concession de la LHJMQ.
Mais ce que ce dernier a apprécié le plus, c'est cet accueil chaleureux que lui ont fait, à lui et sa fille Audrey, les amateurs de Shawinigan.
Les Immortels
On a aussi souligné, lors de la cérémonie d'avant-match animée par l'annonceur-maison Jean Huard, l'implication des Immortels de la concession de hockey junior de Shawinigan, ceux dont les noms survolent la patinoire de cet aréna qui ne sera plus, dans quelques mois, qu'un souvenir: Michel Brière, Benoît Plouffe, Patrice Lefebre, Marcel Giguère, Dean Bergeron, présent au match d'hier, et Stephan Lebeau.
Leurs souvenirs déménageront dans quelques jours dans le nouvel amphithéâtre.
Avant de lancer l'action, l'Union musicale de Shawinigan, qui soulignera en 2009 son 80e anniversaire, a joué l'hymne national Ô Canada.
Deuxième partie
Ces cérémonies du dernier match de l'histoire de l'aréna Jacques-Plante se sont poursuivies une fois le match terminé.
Plus d'une soixantaine d'anciens joueurs ont été alors présentés aux amateurs restés à leurs sièges, de même que ceux de l'édition actuelle. Jean-Guy Talbot, Robert Rousseau et André Pronovost sont aussi revenus sur la patinoire.
Denis Francoeur, qu'Éric Veilleux a remplacé, a aussi été présenté aux spectateurs qui lui ont réservé une ovation debout.
La mairesse Landry a dit que les souvenirs ne s'effaceront jamais.
Claude Dolbec, Éric Veilleux, l'entraîneur-chef des Cataractes, Michel Plante et les frères du regretté Jacques Plante, René et Gaby, de même qu'André Buisson et le capitaine Simon Lacroix ont eu l'honneur de descendre la bannière à l'effigie de Jacques Plante.
Les joueurs ont, ensuite, fait un dernier tour de patinoire avec la bannière.
On la reverra dans les hauteurs du nouvel amphithéâtre de Shawinigan.
Fausse note
Seulsse note de cette soirée, près de la moitié des 3560 spectateurs qui ont précipitamment quitté l'enceinte du vieil édifice, une fois le revers de leur équipe confirmée. Il n'y avait donc pas que des nostalgiques dans la bâtisse, ils venaient, pourtant, d'assister à une excellent match de hockey. On peut comprendre que les Voltigeurs étaient venus gâcher la fête, mais ça arrive souvent que les visiteurs refusent de collaborer dans ce genre d'événement.
«J'aurais aimé que notre équipe termine son séjour ici avec une victoire, mais la plus grande victoire vous revient pour 40 ans de support envers notre équipe», a dit, pour sa part, le directeur général de l'équipe Martin Mondou.











