Cataracte de la première heure, l'ex-gardien Steve Penney était tout sourire après avoir visité ce qui sera le nouveau vestiaire des joueurs de l'organisation de Shawinigan. «Tu sais, pendant un certain temps, Ron Racette, qui a été le premier entraîneur-chef des nouveaux Cataractes, a été mon agent. Il m'avait alors révélé avoir exigé, en signant son contrat, qu'il voulait un vestiaire refait à neuf pour ses joueurs. C'était un dur, Ron. Mais, il était aussi très honnête. Nous jouions dans un vieux building, mais nous avions un vestiaire tout neuf. Et ce vestiaire tout neuf de ce vieil édifice était le plus beau de toute la Ligue de hockey junior majeur du Québec. À mon époque, nous avons été très bien traités par cette organisation», confiait l'ex-gardien du Canadien de Montréal.
Il a bien sûr parlé de cette rivalité avec les Draveurs. «C'est peut-être ce qui a contribué à bien me préparer à vivre la rivalité Canadiens-Nordiques un peu plus tard», ajoutait-il.
Comme pour Michel Bergeron, mais à l'inverse. L'un des deux était dans le bon camp, faites votre choix...
L'époque des Bruins
L'époque des Bruins, c'était de voir Maxime Quoquochi qui a porté les couleurs des Cataractes pendant trois saisons, '69-'70, '70-'71 et '71-'72. Il portait le numéro 9. Une bonne mémoire ce Quoquochi qui a reconnu Romain St-Cyr, ex-journaliste à CHEM Télé 8, alors membre de l'organisation des Bruins.
Il s'est dit impressionné du nouvel amphithéâtre où évolueront les Cataractes à compter du 27 décembre. «C'est un petit Centre Bell. Je suis content pour l'organisation, les joueurs et les amateurs de Shawinigan qui ont toujours supporté cette équipe. Je suis content pour ces jeunes joueurs de savoir qu'ils évolueront dans un aussi bel aréna. J'espère juste qu'ils se rendent compte de la chance qu'ils ont», disait Quoquochi, un beau sourire au visage.
Plusieurs joueurs ont défilé. Parmi eux, Jean-François Laroche, Yves Guillemette, Alain Deeks, Dean Bergeron, Philippe DeBlois, Yannick Évola, Guy Loranger, Claude Arvisais, Jean Thibodeau, Michel Bourassa, parmi tant d'autres, comme Jean-Bernier, de la première cuvée des Dynamos, le tampon entre les Bruins et les Cataractes. «Il y avait eu quelques changements et c'est André Pronovost qui était notre entraîneur. Mais nous n'avions pas une si vilaine équipe. Aujourd'hui, je reviens ici et je revis de beaux moments. J'espère que la belle ambiance qu'il y avait dans le vieil aréna va se transporter dans la nouvelle bâtisse. Je trouve ça impressionnant parce qu'ils ont réussi à faire en sorte que les amateurs soient près de l'action», disait Jean Bernier.
«Incroyable», a dit Pierre Rioux, en rentrant dans la nouvelle bâtisse. «C'est super. Plusieurs fois, j'aurais aimé me revoir plus jeune et vivre ce que ces jeunes Cataractes vont vivre ce soir et dans quelques jours lorsqu'ils évolueront dans ce nouvel aréna. Ce doit être parce que je conserve de précieux et beaux souvenirs de cette équipe, de cette ville et de ma période au hockey junior. C'était spécial l'aréna Jacques-Plante, cependant. On ne peut pas jalouser ces jeunes. Après tout, on en est rendu là. Nous devons faire en sorte de bâtir de nouveaux amphithéâtres. C'est peut-être le premier d'une nouvelle série d'arénas au Québec», a dit Rioux.
Coach Dolbec et coach Francoeur
Deux ex-entraîneurs ont fait leur entrée en même temps dans le nouvel aréna, Claude Dolbec et Denis Francoeur. Ils ont pris place dans les gradins derrière ce qui sera le banc des Cataractes. «Quand on se retrouve derrière un banc d'une équipe de hockey, on voudrait toujours y revenir et diriger une équipe de hockey», a dit Claude Dolbec.
Denis Francoeur aurait pu être l'entraîneur de l'édition qui fera, dans quelques jours, la transition entre le vieil édifice et le nouveau. «Quand on a annoncé la construction de cet aréna, j'ai essayé d'imaginer ce que ce serait. Ce que je vois aujourd'hui m'impressionne. J'aurais aimé être là, mais ce changement est plus important pour les amateurs. Ce sont eux qui méritent pareille attention. En plus, ce sera un moteur pour l'économie de la région qui en a bien besoin», a confié Francoeur, toujours très attaché à sa région.











