L'envers de la médaille

Attention à l'Océanic de Clément Jodoin

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Attention à l\'Océanic de Clément Jodoin

Agrandir

Louis Ménard, directeur des sports

Louis Ménard
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Petit coup de fil à Clément Jodoin, mardi dernier.

Attention à l\'Océanic de Clément Jodoin

Agrandir

Le hockey demeure toujours un des plus gros morceaux de la vie de Clément Jodoin.

Photo: Ève Guillemette

Son équipe, l'Océanic de Rimouski, est l'équipe de l'heure dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Invaincue à ses 11 dernières rencontres, la formation du Bas-Saint-Laurent joue enfin à la hauteur des attentes. Il faut se rappeler que lorsque le comité chargé de choisir la ville hôtesse de la prochaine Coupe Memorial avait dévoilé l'identité de la gagnante, il avait insisté sur la qualité de l'équipe mise sur pied par Rimouski. Le mauvais début de saison de l'Océanic a toutefois semé le doute chez bien des amateurs de hockey qui ont alors laissé entendre que Rimouski ne serait qu'un simple figurant en mai prochain. Force est d'admettre que le redressement effectué modifie les perceptions.

Comment expliquer ce redressement spectaculaire? Jodoin aborde d'abord la question des blessures. «Enlève aux Cataractes ses six ou huit meilleurs joueurs et ils ne connaissent pas le même début de saison. C'est exactement ce qui nous est arrivé. Depuis deux ans, les blessures ne nous ont pas épargnés. Je pense qu'on se dirige vers un record d'organisation à ce chapitre. Heureusement, on a maintenant récupéré presque tous nos joueurs. (Keven) Veilleux (il est revenu au jeu la semaine dernière) est quand même un gars de 120 points. Quand il n'est pas là, ça paraît!»

 

L'autre facteur des récents succès de l'Océanic, c'est l'addition de Marc-André Bourdon et Maxime Ouimet qui ont solidifié la défensive rimouskoise. L'acquisition de ces deux joueurs aurait pu avoir une influence néfaste sur la chimie de l'équipe, surtout que Jodoin est du type à prendre une équipe en début de saison et à l'amener à bon port sans intervention en cours de route. «On avait pas le choix», a été son commentaire à ce sujet. «Heureusement, les deux gars se sont bien intégrés. Ce sont deux anciens capitaines et deux bonnes personnes. Ils n'ont pas pris la place de personne, ils se sont fondus dans le moule.»

Jodoin croit-il que l'actuelle série de succès de son équipe arrive trop vite? «Nous n'avons pas gagné de l'année! On va prendre ce qui passe présentement et on va continuer de se préparer pour les séries. La seule chose que je déplore, c'est que nous n'aurons pas l'avantage de la glace parce que nous sommes trop loin au classement pour rejoindre les équipes qui nous devancent. On va devoir faire avec...»

De toute façon, même s'il aime bien ce qu'il voit présentement, Clément Jodoin admet que son équipe a encore du travail à faire avant d'aborder la vraie saison. «Quand les gars vont être prêts, je n'aurai plus besoin de les "coacher". Ils vont être autonomes. Pour l'instant, il faut encore que je leur rappelle ce qu'ils doivent faire et comment ils doivent le faire. Les gars sont en train d'apprendre à gagner les matchs serrés. Mais je ne suis pas inquiet; quand les séries vont commencer, ils vont être prêts! Le seul souhait que je formule, c'est qu'on demeure en santé. C'est la seule variable sur laquelle nous n'avons aucun contrôle. On va aller aussi loin que la santé va nous emmener.»

Chose certaine, les adversaires de l'Océanic auront intérêt à se défoncer dès la mise en jeu initiale pour prendre les devants parce que s'il est une statistique impressionnante à l'avantage des Rimouskois, c'est celle des matchs gagnés en prolongation et en fusillade: 15 en 16 dont sept victoires en sept en fusillade!

Une formule à revoir

Si Clément Jodoin aime bien ce qu'il voit dans son alignement, il jubile carrément quand il regarde ce qui dessine pour les séries éliminatoires à travers la ligue. «Les amateurs de hockey junior vont être gâtés cette année. Je n'ai jamais vu un si bel équilibre. Moncton, Shawinigan, Drummondville, Gatineau, ça va être des séries écoeurantes! L'amateur va être comblé par la parité entre sept ou huit équipes.»

Seule ombre au tableau, le format des séries éliminatoires. «Je suis contre le format retenu. Il ne récompense pas les équipes qui se sont battues toute l'année pour rester au sommet. Le meilleur exemple, c'est Shawinigan et Gatineau. Les Cataractes vont finir l'année avec une vingtaine de points de plus que les Olympiques, mais ce sont ces derniers qui vont avoir l'avantage de la glace. Il s'agit qu'une division soit plus faible que les autres pour favoriser une équipe au détriment d'une autre qui a connu plus de succès.»

Espérons que son message se rendra à l'assemblée des gouverneurs...

La vrai valeur du Canadien

Tout comme des milliers d'entre vous, j'ai été témoin des performances lamentables - j'oserais même dire pitoyables - du Canadien dans l'Ouest.

Indiscipliné, désorganisé, paniqué, le Tricolore n'est pas l'ombre du club qui terrorisait ses adversaires il n'y a pas si longtemps. On se demande comment une équipe peut passer en si peu de temps d'un extrême à l'autre.

Plus inquiétant encore, on voit difficilement comment la situation pourrait se replacer. Et ce n'est certainement pas l'acquisition de Mathieu Schneider qui va relancer cette machine enrayée.

Cette léthargie, toutefois, n'est pas sans intérêt pour ceux qui cherchent à connaître la vraie valeur du Canadien. Elle permet, entre autres, d'analyser les performances de l'équipe et de ses individus par rapport à celles de l'année dernière.

Prenez Alex Kovalev, par exemple. Sauveur adulé la saison dernière, le voilà pointé du doigt pour son incapacité à générer quoi que ce soit en attaque. Avec raison, si vous voulez mon avis. Au début de la saison, quand est venu le temps de faire mes choix pour notre pool de hockey, j'ai systématiquement écarté tous les joueurs du Canadien, en commençant par Kovalev qui, me disais-je, ne pourrait d'aucune façon répéter ses exploits de l'année dernière. Le temps semble me donner raison, surtout après la décision annoncée hier de le laisser à Montréal même si son équipe joue à Washington ce soir et Pittsburgh demain. On aura beau dire qu'il s'agit d'un joueur aux habiletés incomparables, elles ne lui servent d'aucune manière parce qu'il n'est pas capable de jouer dans le trafic et qu'il n'accepte pas de se faire bousculer. Combien de pénalités pour avoir répliqué les officiels lui ont-ils décernées depuis le début de la saison? Beaucoup trop! Parce qu'il est le meilleur joueur de son équipe, Kovalev doit s'attendre à être la cible de ses adversaires et il doit accepter d'en payer le prix pour le bien de l'équipe. Le problème, c'est qu'il ne le fait pas.

On pourrait en dire autant de Sergei Kostitsyn, un autre joueur talentueux qui n'a pas encore compris qu'il est plus utile à son équipe sur la glace qu'au banc de punition. Espérons qu'il aura le temps de réfléchir à la question à Hamilton où le Canadien l'a assigné hier...

Son grand frère, lui, dort au gaz plus souvent qu'autrement. De temps en temps, quelqu'un ou quelque chose l'allume et on a alors droit à des flashs éblouissants. Le problème avec les allumettes, c'est que ça s'éteint rapidement...

Encensé l'année dernière pour son jeu solide dans son territoire, Roman Hamrlik en arrache lui aussi présentement. À l'image de la plupart de ses coéquipiers, on dirait que tout ce qu'il tente se retourne contre lui. Même chose pour Carey Price qui a l'air de ce qu'il est: un petit jeune de 21 ans à qui on demande de décrocher la lune et qui est désemparé parce qu'il n'y arrive pas.

On pourrait continuer comme ça avec la plupart des joueurs du Canadien tellement le contraste est frappant entre la saison 2007-2008 et l'enfer qui est le leur présentement. Il y a bien des joueurs qui traversent une mauvaise séquence, mais qui ont les outils et la volonté pour retrouver le succès. Je pense notamment au duo Markov-Komisarek. Ces deux-là ne pourront pas jouer aussi mal très très longtemps.

Et n'en déplaise à ses détracteurs, Saku Koivu est un des rares porte-couleurs à dépenser toutes ses énergies match après match. Même chose pour Maxim Lapierre.

Parce que personne ne le voyait parmi les prétendants au titre l'année dernière, le Canadien a eu bien du plaisir à confondre les experts. Cette fois, il en arrache parce que tout le monde l'attend de pied ferme.

Personnellement, je crois que si le Canadien participe aux séries éliminatoires, il le fera par la peau des fesses, sans bénéficier de l'avantage de la glace. En cette année du centenaire, voilà bien un scénario auquel la direction de l'équipe ne veut pas croire.

Le seul espoir, et il faudrait savoir quel sera le prix à payer, c'est que Bob Gainey sorte un lapin du chapeau qu'il a laissé à Tampa Bay...

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer