
Cinq filles et sept garçons ont été sélectionnés pour représenter la région aux Jeux du Québec qui se tiendront à la station Mont Blanc dans les Laurentides du 4 au 7 mars. Chez les filles, nous retrouvons sur notre photo, de gauche à droite, Rachel Beaudet, Maude Gloutnez, Félixe Laplante, Virginie Déziel et Margaux Joubert, des filles de Vallée du Parc.

Chez les garçons, la Mauricie misera sur Akeem Bergeron (Vallée du Parc), Antoine Lacombe-Ricard (Vallée du Parc), Clarence Fontaine-Lavergne (La Tuque), Jean-Philippe Caron (La Tuque), Philippe Loiselle (La Tuque) et William Manseau (Vallée du Parc). Absent lors de la photo: Raphaël Rivard (Vallée du Parc).
Judo
Tout repose sur Alix Renaud-Roy
Ce n'est pas placer une pression indue sur les épaules d'Alix Renaud-Roy en affirmant qu'elle devrait remporter la médaille d'or chez les plus de 63 kg. «Elle a déjà dépassé le niveau des Jeux du Québec, souligne son entraîneur, François Noël. Elle n'aura pas atteint son objectif si elle ne gagne pas l'or.» Tous les autres membres de la délégation sont encore au niveau développement, et iront prendre de l'expérience aux Jeux, y compris leur entraîneure, Mylène Lemaire.
Patinage de vitesse
Une année de transition
En alignant des patineurs de niveau développement et espoir face à des athlètes de calibre cadet ou juvénile, on comprend que la Mauricie est désavantagée avant même d'avoir mis les patins sur la glace. Ce sera différent dans deux ans mais, pour l'instant, les patineurs de la Mauricie iront aux Jeux pour prendre de l'expérience. «C'est un bel endroit pour améliorer leurs temps», estime leur entraîneure, Mélanie Bergevin.
Ski alpin
Voir du pays...
Désavantagés par l'absence de sommets importants dans la région, les athlètes de la Mauricie viseront une place dans la première moitié du peloton. À défaut de monter sur le podium, en tout cas, ils vont voir du pays, puisque les compétitions de ski alpin sont présentés au Mont Blanc, à une heure de route de Blainville, ce qui les obligera à être debout dès... 6 heures du matin!
Badminton
Au moins ils y seront!
La Mauricie a bien failli ne pas être représentée en badminton à Blainville à cause d'un manque d'entraîneurs certifiés par la fédération québécoise. Heureusement, l'imbroglio a été réglé et les six athlètes pourront participer aux Jeux, où leur entraîneur, Yves Carpentier, hésite à s'avancer. «On n'a pas la meilleure équipe, ni la pire!», note-t-il.
Hockey féminin
Pas évident...
Après avoir dû céder quatre joueuses au Centre-du-Québec, dont trois défenseurs, l'équipe de la Mauricie devra se débrouiller avec des joueuses de niveau bantam. «Ce n'est pas évident, concède l'entraîneur, Sylvain Pronovost, surtout que nous devrons affronter des équipes intégrales, qui jouent ensemble depuis le début de la saison.» Dans ce tournoi à huit équipes, Pronovost visera la quatrième place... au moins!
Patinage artistique
Faire les finales
En l'absence des huit meilleures dans chaque catégorie aux Jeux du Québec, les patineurs de la Mauricie pourraient se faufiler en finale, croit leur entraîneure, Janic Leblanc. «C'est notre objectif: faire la finale, confirme-t-elle. Je pense que c'est réaliste.» Notons la présence des deux athlètes des Olympiques spéciaux, Katy Beaulieu et Richard Manuel-Nadeau.
Nage synchronisée
Prêtes et... motivées
Après avoir traversé une année de transition en 2007, la nage synchronisée est prête à revenir en force, cette année, avec des chances de médailles en solo, en duo et en équipe. «Leur niveau a vraiment augmenté depuis un an, constate l'entraîneure Marjorie Fournier-Roy. Elles sont vraiment prêtes et motivées.» Plusieurs d'entre elles ont aussi l'expérience des Jeux du Québec, ce qui ne gâte rien.
Handball
Ça regarde bien
«Mon objectif, c'est une médaille. Je vais être très déçu si je n'en ai pas.» L'entraîneur Ghislain Cossette se présentera aux Jeux du Québec avec son équipe masculine de l'école secondaire Le Tremplin, des jeunes rapides, selon lui. Reste à voir comment ils vont pouvoir s'adapter à un terrain plus grand que celui sur lequel ils ont l'habitude d'évoluer (40m au lieu de 30m). «Je ne sais pas ce que ça va donner, mais ça regarde bien!», estime-t-il.
Commentaire
Sur le boulevard
Comme c'était jour de demi-congé, hier, en cette traditionnelle journée-tampon entre la fin du premier bloc et le début du deuxième, je me suis dit que j'allais faire un peu de tourisme à Blainville, histoire de découvrir les attraits de cette grande banlieue de Montréal.
Je n'ai rien trouvé.
Pas de centre-ville à proprement parler, pas de centre commercial digne de ce nom, même pas de Burger King! Un désert, traversé par une interminable artère: le boulevard Curé-Labelle qui s'étend, vers le nord, jusqu'à Saint-Jérôme et, vers le sud, jusqu'à Miami Beach, ou pas loin.
D'ailleurs, on arrive à Blainville sans même s'en apercevoir, sur le boulevard. Un coup vous êtes à Sainte-Thérèse, le coup d'après vous êtes à Blainville. Ça m'a pris quatre jours avant de remarquer la petite pancarte qui annonce le début de la ville sur le boulevard Curé-Labelle.
D'ailleurs, je me demande comment ces deux villes contiguës ont échappé à la vague de fusions municipales qui a emporté Trois-Rivières, Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine et les autres municipalités de la région trifluvienne. Communément appelée «la-fusion-dont-le-maire-Yves-Lévesque-se-réjouit-sans-cesse».
Bref, à Blainville, tout passe par le boulevard Curé-Labelle, le long duquel on retrouve essentiellement des restaurants et des commerces aux noms évocateurs: Saucisserie Blainville, Thermopompes Blainville, Clinique vétérinaire Blainville, Silencieux Blainville, etc.
On y circule à cinq voies: deux dans chaque direction, et une cinquième, au milieu, pour tourner à gauche ou à droite, mais les conducteurs locaux l'utilisent pour à peu près n'importe quoi, vu qu'ils ont tous le feu au derrière.
On retrouve aussi, sur ce boulevard et partout dans la ville, des policiers. Blainville doit sûrement disposer de la force constabulaire la plus imposante au Québec par habitant!
Ils sont partout (y compris sur les sites de compétition) et ils s'en donnent à coeur joie, ces jours-ci. Rien de tel qu'un afflux de visiteurs tout neufs pour renflouer les coffres de la municipalité!
Ce qui manque, sur le boulevard comme ailleurs, c'est l'ambiance des Jeux du Québec. En permettant à plusieurs municipalités de s'associer pour recevoir la Finale provinciale des Jeux du Québec, Sports-Québec voulait offrir la chance à de petits milieux de profiter de cette vitrine médiatique et sportive.
Mais comme en 2007 dans la MRC de l'Assomption, il manque à ces Jeux éclatés entre trois villes, un coeur central, une fierté unique à laquelle se rattacher, comme on l'avait vu à Saint-Hyacinthe en 2005 et à Sept-Îles, à l'été 2007.
Personne ne m'a dit, depuis mon arrivée: «Ah, vous êtes ici pour les Jeux». D'un autre côté, personne ne m'a dit, non plus: «Permis de conduire et immatriculation, s'il-vous-plaît». Pas encore, du moins.











