Les responsables des programmes du Séminaire Saint-François (Québec), du Collège Jean-Eudes (Québec) et du Collège Notre-Dame (Montréal) auraient déjà manifesté leur intention de quitter les cadres de la Ligue de football scolaire juvénile AAA pour adhérer à cette nouvelle ligue.
Ne restera donc plus que les Estacades de l'Académie Les Estacades, ainsi que les formations de l'École secondaire Curé-Antoine-Labelle, de la polyvalente Benoît-Vachon, du Laval Liberty High School et de l'École secondaire Jacques-Rousseau dans les cadres du circuit actuel de football scolaire juvénile AAA. L'École secondaire L'Amitié (Lanaudière) serait une nouvelle-venue dans le circuit «scolaire public» en septembre prochain.
Se joindraient aussi au réseau des écoles privés, outre le STR, le Collège Laval et le Collège du Mont Saint-Louis, l'Académie Saint-Louis, le Petit Séminaire de Québec, l'Externat Saint-Jean-Eudes et une autre formation à identifier.
Le litige
Dans l'esprit des responsables des écoles privées, il est inconcevable que la réussite scolaire ne fasse pas partie des priorités des responsables de la FQSÉ qui maintient, cependant, ce critère d'admissibilité pour qu'un étudiant-athlète puisse évoluer dans un équipe sportive aux niveaux collégial et universitaire.
En fait, on aimerait fermer la porte aux joueurs qui échouent leur secondaire V, ce que la FQSÉ est prête à faire pour favoriser la réussite scolaire. Cependant, on ne veut pas bloquer un jeune qui aurait échoué dans une année précédente et qui est encore éligible en raison de l'âge. On veut aussi qu'un étudiant adhère à un programme dès l'instant où il passe au secondaire IV, histoire d'empêcher des joueurs de secondaire V de passer d'une autre institution à une autre qui souhaiterait le recruter afin de combler certains besoins.
La réussite scolaire
«Ce principe de réussite au niveau académique ça n'existe pas au niveau scolaire, ni au football, ni au basket-ball. Chez-nous, nous assurons toutefois un suivi très serré de nos étudiants-athlètes afin de favoriser la réussite scolaire. Nous souhaitons, aussi, que le développement sportif de nos étudiants-athlètes se fasse à l'intérieur de nos cadres, c'est à dire que dès la venue d'un étudiant ou une étudiante dans l'un de nos programmes sportifs et jusqu'au terme de ses études dans notre école», commentait Charles Hébert, directeur des sports au Séminaire Saint-Joseph.
«Je peux confirmer, concluait-il, que nous serons de ce circuit de football scolaire juvénile AAA dès l'automne prochain. Ce sera un défi pour nos entraîneurs de bien voir à ce que nos joueurs se développent à leur plein potentiel. Je pense qu'avec des règlements qui visent au développement de nos athlètes et la réussite scolaire que nous allons être en mesure d'être compétitifs dans un circuit qui correspondra à ce que nous sommes.»
Un dossier pas simple à gérer
Robert Martin
robert.martin@lenouvelliste.qc.ca
Trois-Rivières ? Si la FQSÉ a partiellement répondu aux recommandations du réseau des écoles privées en matière de réglementation sur l'éligibilité des joueurs, notamment, du fait que la Loi sur l'instruction publique leur impose certains critères non négligeables, elle n'a pas l'intention de favoriser une scission entre le public et le privé et, donc, de parrainer deux circuits de football de même niveau.
La Fédération n'a pas l'intention de limiter le nombre de J6 (joueurs qui en serait à une sixième année de football scolaire), mais elle a toutefois recommandé d'apporter des changements quant à la réussite scolaire, tout en poursuivant l'étude de cette problématique afin d'apporter des correctifs dès l'an prochain si on le juge nécessaire.
Dans un document qu'elle a fait parvenir aux directions d'écoles secondaire membres de la Ligue de football juvénile scolaire AAA, la FQSÉ précise ses intentions au niveau de la réussite scolaire.
«... en respect de la mission du sport étudiant et des établissements d'enseignement, nous avons ajusté et précisé la réglementation afin de limiter, dans une certaine mesure, le nombre de J6 et le recrutement des élèves entre les équipes. Nous avons adopté des règles qui limitent les possibilités de déplacement des joueurs entre les écoles: ainsi:
? Pour pouvoir évoluer dans la Ligue de football scolaire juvénile AAA, un élève-athlète devra avoir intégré le programme de football en secondaire IV. Les élèves ne pourront pas intégrer les équipes de cette ligue en secondaire V en tant que J5 ou J6;
? Un élève qui ne réussit pas son secondaire V - qu'il soit J4 ou J5 -, ne sera pas admis à la ligue la saison suivante;
? Tout élève doit prouver, à l'aide de son bulletin, qu'il a fréquenté l'école à temps plein durant l'année scolaire précédente.
À la FQSÉ, on croit que ces mesures pourraient être suffisantes pour satisfaire le réseau privé et le réseau public.
Les Estacades présents
Bien qu'il admettait ne pas connaître tous les tenants et aboutissants dans ce dossier, le directeur de l'Académie Les Estacades Dany Martin a assuré que la formation juvénile AAA des Estacades fera partie du même circuit que ces deux dernières années l'automne prochain.
«C'est certain que nous allons poursuivre. Et je peux vous assurer qu'il y a un suivi scolaire auprès de nos joueurs. Pour ce qui est du litige, je ne connais pas le dossier à fond et je préfère prendre le temps de l'étudier avant de le commenter. Nous croyons à la pratique du sport dans notre école et encore plus si ça peut raccrocher les jeunes aux études», a confié Dany Martin.
Une seule ligue
«Nous ne pouvons empêcher les responsable du niveau privé de créer un nouveau circuit, mais ça ne se fera pas dans le cadre du niveau scolaire. Nous ne pouvons, comme organisme, favoriser une scission. Une chose est claire, les équipes doivent cependant être affiliées à une fédération et dans ce cas-ci, ça ne sera pas la nôtre pour les équipes qui voudront créer une autre ligue», disait le responsable des programmes scolaires à la FQSÉ, Alain Roy.
Pour sa part, le directeur général de Football Québec Jean-Charles Messé n'est pas contre l'idée d'accueillir de nouveaux membres.
«Cependant, nous n'avons présentement pas de réglementation qui nous permet d'accueillir des équipes du milieu scolaire. Il nous faudrait en établir une. Mais pour le moment, nous n'en sommes pas là. Nous en sommes encore au stade de l'écoute. Et c'est la raison pour laquelle je serai d'une rencontre à Trois-Rivières le 24 mars en compagnie des responsables des équipes des écoles intéressés à créer un nouveau circuit», commentait-il.
On peut donc saisir le fait que ce dossier n'est pas facile à gérer.










