Le meilleur, tous sports confondus

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Le meilleur, tous sports confondus

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Louis Ménard, directeur des sports

Louis Ménard
Le Nouvelliste

Comme plusieurs d'entre vous, j'ai été témoin de la fin de ronde spectaculaire de Tiger Woods dimanche à Orlando. Tout simplement phénoménal!

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Voilà une scène qui n'est pas vraiment familière... et à laquelle les amateurs de golf ne souhaitent pas s'habituer! Tiger Woods non plus. Nul besoin de lui en parler. Vous pariez?

Photo: La Presse

Ce gars-là n'a pas de nerfs. La plupart des joueurs de la PGA auraient raté ce roulé d'une quinzaine de pieds sur le vert du 18e trou parce qu'ils auraient été incapables de gérer la pression qui venait avec. Tiger, lui, s'est installé avec l'assurance que la balle allait tomber dans le fond de la coupe. Pourquoi? Parce qu'il est passé par là tellement souvent et qu'il a encore les capacités pour le faire.

 

Personnellement, je dirais qu'il est le meilleur athlète sous pression qu'il m'a été donné de voir à l'oeuvre. Ça inclut Guy Lafleur, Michael Jordan, Wayne Gretzky, Mark Messier, Larry Bird, Magic Johnson, Jack Nicklaus, Patrick Roy, Kobe Bryant, Derek Jeter, Mario Lemieux, David Ortiz, Thierry Henry, Pete Sampras et Roger Federer. Avouez qu'il s'agit d'une brochette d'athlètes pas piquée des vers!

Évidemment, il y aura toujours des sceptiques pour dire que le golf n'est pas un sport et que les golfeurs, par conséquent, ne sont pas des athlètes. On pouvait d'ailleurs lire ce genre de commentaires sur les sites web de TSN et du New York Times hier. Des commentaires qui, surtout sur TSN, viennent des pousseux de pucks qui croient qu'en dehors de la patinoire, il n'y a point de salut.

Faudrait que ces sceptiques mettent à jour leurs connaissances sur le golf. Une discipline, que dis-je, un sport qui exige aujourd'hui une forme physique qui n'a rien à voir avec celle des golfeurs des années '20, '40, '60' ou '80. Comme au hockey. Pensez-vous que Maurice Richard et Guy Lafleur s'entraînaient aussi fort que Sidney Crosby ou Rob Brind'Amour le font aujourd'hui? Bien sûr que non. Même chose, donc, pour Bobby Jones, Sam Snead, Ben Hogan et même Jack Nicklaus. Le degré d'engagement des golfeurs d'aujourd'hui est à des années-lumière de celui des légendes qui précèdent. Les heures passées en gymnase à développer équilibre, coordination, souplesse et puissance s'additionnent à celles consacrées au champ d'exercice et aux rondes de pratique. Il est documenté que Woods consacre dix heures de sa journée à son sport. Combien de hockeyeurs, de baseballeurs, de basketteurs ou footballeurs peuvent en dire autant? Ce qui se rapproche le plus de ce que Tiger fait, on le retrouve surtout chez les triathlètes, ceux qui se spécialisent dans les distances dites Ironman: 4km de natation, 180km de vélo et 42km de course à pied. Ça en dit un brin sur l'effort qu'il consacre à être le meilleur.

Plus près de nous, il suffit de parler avec Louis-Pierre Godin et Yvan Beauchemin pour comprendre que le golf n'a rien d'une promenade en plein air quand on veut performer au plus haut niveau. Les deux golfeurs mauriciens fréquentent assidûment le gymnase, le champ de pratique et le terrain pour se donner les outils qui leur permettront d'atteindre leurs objectifs.

Les golfeurs d'aujourd'hui sont plus grands, plus lourds, plus souples et, surtout, plus puissants que jamais. La tendance a tout simplement suivi, logiquement, la même courbe que dans les autres sports.

Ceux qui disent que le golf n'est pas un sport sont souvent les mêmes qui ridiculisent le curling. Selon eux, il faut suer pour parler de sport, ce qui exclut donc le golf et le curling. Ces soi-disant experts ne seraient même pas capables de passer une semaine à brosser pour Kevin Martin ou Glen Howard au Brier. Deux parties de dix bouts par jour pendant une semaine, ça use. Parlez-en à Philippe Lemay ou Marco Berthelot qui ont évolué avec Martin Ferland au cours des dernières années.

Et si le curling n'est pas un sport, pourquoi le baseball en serait-il un, alors? Hormis le lanceur et le receveur, il faut bien admettre que les autres joueurs ne suent pas à grosses gouttes la plupart du temps...

Reste que Woods s'en fait bien peu pour ces commentaires peu flatteurs pour le golf qu'il traite, lui, comme un véritable sport. «Je laisse les autres le traiter comme un passe-temps», a-t-il d'ailleurs déjà déclaré à la presse.

Pour revenir à sa performance de dimanche, j'ai bien aimé quand les commentateurs du réseau NBC nous ont montré le genou gauche de Tiger lors de sa sortie de trappe au 17e trou. La torsion était visible à l'oeil nu et il n'a ressenti aucun malaise. Ça, c'est une mauvaise nouvelle pour ses adversaires. Il était le joueur le plus dominant, même en jouant sur une seule jambe. Imaginez maintenant qu'il est capable de mettre ses deux jambes à contribution!

La semaine qui nous sépare du Tournoi des Maîtres s'annonce longue...

Lecavalier s'en vient!

Vincent Lecavalier à Montréal? Vous pouvez déjà commencer à faire imprimer vos chandails du Canadien avec le nom du grand joueur de centre dans le dos!

Celui qui était de passage dans la métropole la semaine dernière, a bien caché son jeu devant la presse québécoise en faisant dévier le sujet sur Martin Saint-Louis. On se rappellera qu'il avait émis le souhait de terminer sa carrière en compagnie de celui qui est son coéquipier depuis maintenant huit ans.

À son retour en Floride, Lecavalier a laissé entendre au réseau floridien AF Network, tard hier en soirée, qu'il a donné son accord aux dirigeants du Lightning pour mettre un terme à leur union. C'est un Trifluvien en vacances en Floride qui nous a fait parvenir le lien vers l'entrevue d'AF Network en fin de soirée.

Les dernières rumeurs font état d'une transaction impliquant Max Pacioretty, Ryan McDonagh, Chris Higgins et P.K. Subban.

Pour expliquer sa décision d'accepter un transfert vers Montréal, l'excellent hockeyeur de l'Île Bizard n'a pas fait de cachettes en racontant que les nouveaux propriétaires y sont pour beaucoup. Leur façon de gérer l'équipe l'indispose au plus haut point, eux qui ont créé un climat de perdants, d'abord en embauchant Barry Melrose, puis en jouant à la chaise musicale avec bon nombre de joueurs. Cette instabilité dans les effectifs aurait pu être suffisante, insiste-t-il, pour le convaincre de vouloir partir.

Les nombreuses déclarations contradictoires du directeur général Brian Lawton l'ont aussi considérablement offensé. L'incertitude causée par la démarche de Lawton auprès de Bob Gainey à l'aube de la période des échanges l'a non seulement blessé, mais l'a aussi placé dans une position où il a été dans l'obligation de commenter une situation hypothétique malgré l'entente à long terme signée l'été dernier avec Oren Koules et Len Barrie.

Si ce n'avait été de son attachement pour le climat floridien et, surtout, de sa grande passion pour la pêche, il y a longtemps que Vincent Lecavalier aurait demandé à être échangé.

Pour lire ses commentaires sur le sujet, il suffit de se rendre sur le site de AF News à www.April'sFoolNetwork.com. Une version française du site peut être consultée à www.poissond'avril.com.

Bonne lecture!

La victoire de l'unité sur l'individualité

Alors que personne, ou presque, ne les attendait cette saison, les Estacades de Gilles Bouchard ont connu une campagne de rêve. Deuxièmes de leur division, troisièmes au classement général, les Trifluviens ont poursuivi lors des séries éliminatoires en éliminant successivement les Élites de Jonquière, les Commandeurs de Lévis et les Riverains du Collège Charles-Lemoyne.

Hier soir, ils affrontaient le Rousseau Sports de Laval-Bourassa à Laval. Ils écrivaient ainsi une nouvelle page de l'histoire de la concession en devenant la première édition des Estacades à prendre part à la grande finale de la Ligue de développement midget AAA. Au fil des ans, plusieurs bons joueurs ont porté l'uniforme trifluvien. Qu'on pense à ceux qui ont atteint la Ligue nationale comme Marc Denis, Maxim Lapierre ou Jason Pominville.

L'équipe de l'année dernière n'était pas mauvaise non plus avec les Dany Coulombe, Michaël Bournival, Louis-Marc Aubry, Pier-Antoine Dion, François Lacerte et Pierre-Olivier Morin, des joueurs qui ont tous évolué au hockey junior cette saison. Pourtant, cette formation bourrée de talent n'a pas été en mesure de réaliser l'exploit accompli par l'édition 2008-2009.

Ce qui différencie les éditions précédentes de celle de cette année, c'est le concept d'équipe véhiculé non seulement par les entraîneurs, mais aussi par les joueurs. «Un pour tous et tous pour un», pourrait être leur devise, empruntée bien sûr aux trois mousquetaires. Des joueurs qui se serrent les coudes et qui ne se laissent intimider ni par les joueurs, ni par les foules adverses. Il suffit de jeter un coup d'oeil à leur fiche sur la route pour s'en convaincre.

Peu importe le sort qui les attend en finale, les Estacades auront mérité de sortir un peu de l'ombre que leur créent les Cataractes et le Caron et Guay. Que l'aréna Alphonse-Desjardins soit plein pour les matchs trois et quatre de dimanche et mardi prochain, ce serait bien la moindre des choses.

 

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