Évidemment, Veilleux ne veut pas s'étendre en long et en large sur les ajustements qu'il va commander à ses protégés. Du bout des lèvres, il parle de détails en zone offensive. «On peut mieux se positionner. On l'a fait à quelques reprises samedi et ça fonctionné. Il faut mettre ces ajustements en application dès la première mise au jeu.»
Veilleux convient aussi qu'il s'attend à une meilleure contribution de son jeu de puissance. «On peut aller chercher des gros buts avec notre attaque massive. C'est une question d'exécution, oui, mais il faut aussi ne pas s'entêter à vouloir rentrer en contrôle. En fait, il faut mieux faire dans tous les aspects de notre jeu.»
L'énergie de la foule
Du côté des joueurs, on s'attend à être transporté par l'énergie de la foule, qui devrait être composée d'au moins 4500 fans. «J'ai déjà joué devant de belles foules à l'aréna Jacques-Plante pendant les séries et il y avait beaucoup d'ambiance. Sauf que demain (ce soir), ce sera la plus belle foule que j'ai vue dans ma carrière junior à Shawinigan. Le «boost» d'énergie risque d'être assez spécial», sourit Cédric McNicoll.
«Ce n'était pas facile de jouer devant 12 000 personnes au Colisée, ce ne sera pas plus facile pour nos rivaux de jouer chez nous dans un aréna aussi rempli», analyse Maxime Macenauer. «Nos partisans jouent à merveille leur rôle de septième joueur depuis le début des séries et je suis convaincu qu'ils vont nous donner encore plus d'énergie. Il faut s'assurer de bien gérer nos émotions et de garder notre concentration à la bonne place.»
Avez-vous de bons contacts?
Il ne reste en effet que des billets debout pour les deux duels face aux Remparts. La dernière fois qu'il y avait eu une telle ruée aux guichets, Monsieur Sidney Crosby et l'Océanic s'amenaient sur Broadway... au printemps 2004. À l'époque, le réseau de vente par Internet avait pété les plombs à cause d'une trop grande demande et l'organisation avait dû ériger une nouvelle galerie de presse en catastrophe pour répondre aux besoins des médias.
Cette fois, la machine est mieux huilée et les installations sont adéquates, ce qui n'empêche pas les actionnaires et les employés de passer de longues minutes au téléphone à expliquer aux cousins, aux amis des amis et peut-être même à des anciennes flammes du Cégep qu'ils ne peuvent leur trouver les billets qu'ils recherchent.
«Je ne pensais pas que mon arbre généalogique était aussi gros!», sourit Frank Hallé, l'un des actionnaires. «Moi, je ne pensais pas que j'avais autant d'amis», renchérit Réal Marineau, directeur des opérations hockey. «Il y en a qui sont vraiment drôles dans leur approche. Mais malheureusement, la réponse est la même pour tous...»
Vraiment? Martin Mondou reconnaît que sa bande avait mis 200 billets au frigo pour permettre de répondre aux demandes des amis de l'organisation.
«Mais c'est la folie furieuse! On les a tous écoulés en quelques heures. C'est l'fun de voir que les gens embarquent comme ça...»
Selon nos espions, il resterait quand même quelques billets pour répondre aux urgences. Question de bien recevoir Jean Chrétien, par exemple, si l'ancien premier ministre avait l'idée d'inviter à la dernière minute son vieux pote Bernard Lord...
Une marée jaune?
Chose certaine, il risque d'y avoir de l'ambiance dans le nouveau building. La directrice des ventes et du marketing Kim Lajoie espèrent que les gens arboreront le gilet jaune mis en vente pour les séries.
«On a vu à Québec à quel point c'est impressionnant quand une foule fait front commun avec la même couleur», souligne Lajoie. «Les gilets sont en vente à 5 $ pour permettre à tous d'embarquer. Lors des deux premières rondes, c'était correct, mais ça serait l'fun de voir une grosse amélioration pour la demi-finale. C'est une belle surprise à faire aux joueurs.»
Les gilets jaunes seront en vente à l'aréna, de même qu'au tailgate party qui s'amorcera à 17 h.
Kesley Tessier blanchi par la ligue
Les Cataractes, qui avaient porté plainte, seront donc soulagés de 1000 $. «Je suis déçu, très déçu de la décision. La Ligue m'a avoué que le geste aurait mérité un cinq minutes de pénalité. Ça veut dire que le coup est grave, mais manifestement, pas assez pour mériter une suspension», rageait le directeur-gérant Martin Mondou.
«Certaines équipes voudraient se venger d'un tel geste, mais pas nous. On tourne la page et on se concentre sur le hockey. C'est là qu'on peut faire mal aux Remparts.»
Pas si «cheap»
«Martin Mondou n'est peut-être pas si cheap que ça, finalement», avançait Patrick Roy, qui avait fait passer pour «gratteux» le directeur général des Cataractes à l'aube de la série demi-finale entre les Remparts et Shawinigan.
«C'est rire de Raymond Bolduc», a lancé Roy, espérant que le préfet de discipline «ne se laissera pas déranger par ça et nous non plus». «C'est la démonstration que les amendes ne sont pas assez sévères. Les équipes s'amusent à envoyer des demandes», poursuivait le patron des Remparts, à propos du chèque de 1000 $ à la Ligue que devront signer les Cataractes, maintenant que leur requête a été rejetée. «À la place, il (Mondou) aurait dû investir ça sur ses joueurs et leur payer une chambre d'hôtel pour une nuit de plus», ajoute Roy, ramenant sur la table la dispute au sujet de l'horaire de la série.
Soulignons que Tessier s'avère l'élément le plus combatif des Remparts, actuellement, provoquant toujours quelque chose quand il est sur la glace. Il a livré sa version des faits à Bolduc en milieu de journée et ce dernier a rendu son verdict de non-culpabilité en fin d'après-midi.?
Avec la collaboration d'Olivier Bossé, du Soleil











