Une reconnaissance qui rend fier

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Une reconnaissance qui rend fier

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Les Amis du Grand Prix ont admis trois nouveaux membres à leur Temple de la renommée hier soir. Gerry Lessard, le maire Yves Lévesque et Pierre Roy se sont fait souhaiter la bienvenue par le président du Grand Prix, Joël Saint-Pierre, et la présidente des Amis du Grand Prix, France Moreau.

Photo: Ève Guillemette

Robert Martin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les intronisés au Temple de la Renommée du Grand Prix - Gerry Lessard, président de la relance en 1989, Pierre Roy, un travailleur acharné au montage pendant presque deux décennies, ainsi que le maire Yves Lévesque - étaient tous bien fiers de l'honneur qu'on leur faisait, hier soir à l'hôtel Delta, à l'occasion du banquet d'ouverture de la 40e édition du Grand Prix de Trois-Rivières.

«J'étais jeune, et à mes débuts au montage, avec mon chum Pierre Morrissette, on couchait au sous-sol de la bâtisse du CAM (la CAMbuse, pour qui s'en souvient...) vers deux heures du matin et on se réveillait à 7 h aux Kellog et au champagne (C'était achetable en 1969...). Mais, on travaillait jusqu'à 23 h à tous les jours», disait, en riant, Pierre Roy.

«Je suis fier de mon implication au Grand Prix. De mon travail au montage. De mon implication avec mon frère Jean-Guy, ainsi que Lorne et Robert Germain lors de la relance de 1989. Je ne l'ai pas fait tout seul, mais à mon année à la présidence du Grand Prix, en 1990, on a ramené la Trans-Am et impliqué Player's comme commanditaire. Deux semaines avant le Grand Prix, nous nous étions rendus à Watkins Glen pour convaincre les dirigeants des équipes de la Trans Am de revenir à Trois-Rivières même si ces équipes devaient aller à Denver entre-temps. Ces équipes avaient répondu en grand nombre», reprenait Roy.

Gerry Lessard, lui, était heureux d'avoir fait le voyage depuis sa retraite de Shédiac, au Nouveau-Brunswick, pour revoir ses amis du Grand Prix. «Je suis sensible à cette reconnaissance des Amis du Grand Prix. Mais ce qui me rend encore plus fier, c'est que l'on souligne cette année le 40e du Grand Prix, 20 ans après la relance. C'est plaisant de revoir mes mousquetaires (comme on les appelait à l'époque, les frères Roy, Jean-Guy et Pierre, et les Germain, Lorne et Robert). Cet honneur, je le partage avec eux», confiait Lessard.

Un maire humble

Le maire Yves Lévesque, aussi intronisé au Temple de la renommée du Grand Prix, était étonnamment humble hier soir. Lui si verbo-moteur, si fier, si impérial, acceptait cet honneur avec beaucoup d'humilité.

«Ce que je souhaite, c'est que l'on ne parle plus jamais de relance. Que ce ne soit jamais plus un sujet de conversation. Le Grand Prix, c'est une de nos façons de démontrer la qualité de notre accueil. Le Grand Prix nous donne un rayonnement à travers l'Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, et ça, ça ne s'évalue pas. Ce soir, je suis heureux de cet honneur que l'on me fait. J'ai été actif dans cette relance, mais j'ai surtout été un animateur dans ce projet», a-t-il dit.

Et maintenant, il ne reste plus qu'à ajouter: «... et on roule à Trois-Rivières!»?

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