«Notre demande est complétée et elle est dans la machine depuis quelques semaines», a confirmé le maire hier.
«Les deux ministres avec qui on fait affaire, Michelle Courchesne (ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport) et Laurent Lessard, (le ministre responsable de la région du Centre-du-Québec), travaillent avec nous. J'ai également rencontré Denis Lebel (le ministre d'État de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec) la semaine dernière et il était enthousiaste. D'ici la fin de l'année, on devrait normalement recevoir l'acceptation finale», a-t-il poursuivi.
La part de la facture qu'assumera la Ville de Bécancour - l'autre part étant financée par les gouvernements fédéral et provincial - n'est pas encore connue. Ce qu'on sait cependant, c'est que l'addition devrait s'élever aux environs de 35 millions $.
«Le projet initial était à 30 millions $, mais il a été actualisé entre 35 et 38 millions $. Il est encore trop tôt pour rendre publique la contribution de Bécancour, puisque nous sommes encore dans le processus de discussions», a précisé M. Richard.
Le programme duquel proviendront les fonds n'a pas non plus été déterminé. Comme le projet est unique, il n'entre pas dans les paramètres des programmes existants, a expliqué le premier magistrat de Bécancour.
«C'est une infrastructure, mais c'est à eux de définir dans quelle case ils veulent le mettre. C'est un projet unique qui n'a pas son pareil au Canada, alors il n'entre pas dans un programme normé».
Dans les délais
Une fois l'assentiment gouvernemental reçu, les pelles mécaniques commenceront à creuser en 2010 et l'Académie devrait accueillir ses premiers boxeurs en 2011.
Si la période qui s'est écoulée entre le choix de Bécancour par l'Association internationale de boxe amateur - en août 2008 - et l'inauguration officielle peut sembler longue, il n'en est rien, assure Maurice Richard. Les délais imposés par l'Association mondiale seront respectés.
«C'est sûr que c'est un peu plus long à réaliser que d'autres choses, mais il faut comprendre que c'est un dossier ad hoc. Ce n'est pas un simple aréna», illustre-t-il.
«Il faut aussi comprendre que l'Académie, ce n'est pas seulement la bâtisse. Parallèlement à ce qui se passe ici, l'association internationale s'occupe de la construction pédagogique. Il faut créer les programmes, former les professeurs et les formateurs qui enseigneront ici, bref, ils sont en train de fabriquer la matière. C'est beaucoup de travail», a-t-il expliqué.
«Eux aussi sont bien contents d'avoir du temps. Même si on leur livrait la bâtisse la semaine prochaine, ça ne veut pas dire que l'académie ouvrirait tout de suite».
Une fois en activité, l'AIBA estime que quelque 750 boxeurs séjourneront à l'Académie pendant l'année, dont une cinquantaine seront des résidents à temps plein.











