Correct, ni plus ni moins

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Louis Ménard

Louis Ménard
Le Nouvelliste

Comme bien des amateurs de hockey, j'ai regardé le match d'hier soir à RDS pour être en mesure de me faire une idée de ce que Marc-André Bergeron pourra apporter au Canadien.

Ce que j'en pense?

D'abord, qu'il était passablement nerveux. Par deux fois, il a perdu son bâton dans le cours de l'action, la deuxième étant même à l'origine du but des Thrashers. Et c'est sans compter toutes ces occasions où la rondelle semblait le fuir comme la peste...

J'ai aussi remarqué qu'il était confus à l'occasion, ne sachant pas trop où se placer sur la patinoire.

Il a de plus démontré qu'il n'y a rien comme s'entraîner avec d'autres joueurs de la Ligue nationale pour retrouver ses repères. Visiblement, il lui manquait la fraction de seconde qui lui permettra éventuellement de tirer son épingle du jeu.

Ils ont été bien gentils chez les Cataractes, le Caron et Guay et les Patriotes de lui permettre de s'entraîner avec eux, mais il n'y a rien comme un bon match du circuit Bettman pour se remettre dans le bain.

C'est d'ailleurs, je crois, ce qui a occasionné les deux percutantes mises en échec qu'il a dû encaissées. La première, servie par Evander Kane, et la deuxième, administrée par Colby Armstrong.

Pas sûr que ces deux joueurs auraient pu le malmener de la sorte s'il avait amorcé la saison en même temps que tout le monde.

Son coup de patin, par contre, est toujours aussi fluide. Quand le souffle va revenir, il constituera assurément une menace s'il est laissé sans surveillance.

Comme première impression, il a donc été correct, ni plus ni moins. Dans le fond, la seule ombre au tableau - et c'est bien personnel, je l'avoue - c'est sa propension à «pincher», à forcer le jeu en territoire adverse.

Il me semble qu'un joueur à son premier match doit d'abord et avant tout limiter les revirements. En troisième, sans doute un peu plus dégêné, on l'a vu s'avancer dans la zone des Thrashers pour tenter d'y maintenir la rondelle.

Les dieux du hockey étaient de son bord puisque Atlanta n'a pas été en mesure de le prendre à contre-pied. Heureusement parce que je crois que Jacques Martin n'aurait pas vraiment apprécié.

Si j'avais été à la place de Marc-André Bergeron, il me semble que je me serais gardé une petite gêne, au moins pour le premier match.

***

Par ailleurs, le Canadien, dans son ensemble, a disputé un bon match hier soir. La fougue du trio Gomez-Gionta-Cammalleri était belle à voir. N'eût été d'Ondrej Pavelec, les Thrashers en aurait mangé une sincère hier soir!

J'ai aussi trouvé qu'Andreï Kostitsyn semblait vouloir sortir de sa coquille. Que Guillaume Latendresse joue de mieux en mieux le long des rampes et que s'il pouvait débloquer en attaque, il deviendrait tout un actif pour le Canadien.

À l'inverse, je ne comprends toujours pas pourquoi Bob Gainey a accordé autant d'argent à Hal Gill et je n'ai pas été très impressionné par Travis Moen.

Quant au quatrième trio du Canadien formé par Kyle Chipchura, Georges Laraque et Matt D'Agostini, je ne peux pas croire qu'il n'y a pas de meilleurs joueurs à Hamilton...

Enfin, il faudra bien se poser LA question et y répondre une fois pour toute: Price ou Halak?

Cent ans de ski au Québec

Trois-Rivières au coeur des événements

Si vous demandez à des Trifluviens de moins de 50 ans de vous parler de l'histoire du ski chez eux, ils vont probablement vous regarder avec des points d'interrogation dans les yeux! Comment Trois-Rivières pourrait avoir marqué la scène du ski alors qu'il n'y a pas de montagne? Tout simplement parce que la cité de Laviolette a fait sa marque par l'entremise du saut à ski.

Danielle Soucy, auteur du livre Des traces dans la neige paru le 15 octobre dernier, explique le phénomène et les gens qui l'ont créé en plus d'offrir des photos de l'époque sur lesquelles on retrouve les pionniers qu'ont été Lucien Laferté, Stanley Dufresne et Jacques Charland. L'auteur consacre même une capsule à Charland qu'elle a baptisé Le dernier des Mohicans.

Il serait toutefois bien réducteur de se limiter à ces pionniers parce que d'autres skieurs de la Mauricie ont marqué son histoire québécoise au fil des 100 dernières années. Qu'il suffise de nommer Linda Crutchfield, de Shawinigan, mais surtout le Trifluvien Ernie McCullouch, «le King de Tremblant».

Saviez-vous que ce dernier avait été nommé «skieur du demi-siècle» en 1958 par le magazine new-yorkais Ski Life? Pourtant, il n'a jamais participé aux Jeux olympiques parce que les dirigeants du mouvement olympique le considéraient comme un professionnel en raison de son emploi de moniteur de ski à Tremblant, puis Sun Valley aux États-Unis.

Dire qu'aujourd'hui, les skieurs sont rémunérés pour défendre les couleurs de leur pays aux Jeux olympiques!

Bref, Des traces dans la neige constitue une excellente source d'information et une lecture fort agréable pour ceux et celles qui s'intéressent au ski, à son histoire et à ceux qui l'ont façonnée. Le livre est disponible en librairie au coût de 49,95 $.

Des traces dans la neige

Auteure: Danielle Soucy

ISBN: 978-2-923681-23-8

Les Éditions La Presse

256 pages

Une belle récompense pour le Défi Vélo Mag de Shawinigan

Ça fait déjà quelques fois que je vous jase du Défi Vélo Mag de Shawinigan organisé par Marie-Josée Gervais. Un événement annuel qui attire non seulement des cyclistes avertis, mais aussi des cyclistes du dimanche qui veulent se mesurer au parcours sinueux du parc national de la Mauricie.

Cette année, ils étaient plus de 1500 à s'époumoner sur des distances de 35, 53 ou 100 km le samedi 26 septembre.

Si l'événement est devenu dès le début un succès populaire, il a aussi su se faire remarquer dans différents galas de fin d'année, notamment en tourisme.

Cette fois, cependant, c'est la Fédération québécoise des sports cyclistes qui a été impressionnée par le rendez-vous automnal de Marie-Josée Gervais.

L'organisme régissant le vélo au Québec vient en effet de décerner au Défi Vélo Mag de Shawinigan le titre d'organisation provinciale de l'année.

«Nous avons été choisis parmi 250 événements à travers le Québec, racontait Marie-Josée. C'est la première fois qu'une cyclosportive remporte cet honneur. On a même été préféré aux Mardis cyclistes de Lachine, un monument dans le monde du cyclisme au Québec. C'est vrai qu'on organise notre événement comme s'il s'agissait pratiquement d'une coupe du monde. On a été innovateur et on a aussi été à l'écoute des participants.»

Cette reconnaissance de la FQSC aura nécessairement des répercussions sur l'événement. «Les clubs cyclistes vont venir en délégation. Je reçois déjà des courriels qui me demandent quand va s'ouvrir la période d'inscription pour l'édition 2010!»

«Ce qui me fait encore plus plaisir, toutefois, c'est que le parc national de la Mauricie va aussi profiter de cette reconnaissance. Les participants qui s'amènent la première fois sont émerveillés par la beauté des lieux et disent tous qu'ils vont revenir.»

Pas surprenant que la direction du parc ait accepté de s'associer au nouveau bébé de Marie-Josée, le Défi nordique, qui aura lieu en mars prochain et dont la présidence d'honneur sera assumée par l'illustre Pierre Harvey...

 

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