En plus des compétitions seniors, hommes et femmes, les spectateurs auront droit à un volet junior (12-14 ans), une première dans l'histoire de l'événement. Le volet junior regroupera des équipes du Québec, de l'Ontario et de la Belgique.
Le kin-ball, sport inventé par le Québécois Mario Demers, a vu le jour en 1987 et est surtout pratiqué dans les écoles. Il s'agit, au dire de son concepteur, du seul sport qui réunit en même temps trois équipes sur un même terrain.
La discipline se joue avec un immense ballon et l'objectif est de le faire tomber par terre, en observant évidemment les règles en vigueur, avant que l'adversaire puisse le récupérer. Chaque équipe est constituée de quatre joueurs.
Si, à la base, le sport s'adresse à tous - c'est d'ailleurs pour inclure tous les jeunes, garçons et filles, qu'il a été conçu - le niveau élite en fait une discipline fort spectaculaire.
Pour Mario Demers, la principale qualité d'un bon joueur de kin-ball, c'est sa capacité à réfléchir et à agir rapidement.
«Il ne faut pas oublier qu'une équipe n'a pas un, mais bien deux adversaires sur le terrain. Elle doit donc évaluer contre lequel ses chances de réussite sont les plus élevées. De plus, comme les deux équipes marquent quand la troisième échappe le ballon, deux équipes ne peuvent pas constamment jouer l'une contre l'autre parce que ça favoriserait la troisième.»
Destinée à l'origine à la clientèle scolaire, le kin-ball a gagné peu à peu des adeptes chez les adultes. Aujourd'hui, estime les responsable de la Fédération québécoise de kin-ball, ils sont environ 15 000 à pratiquer ce sport chez nous.
Le Canada a participé à toutes les Coupes du monde et a remporté la médaille d'or à chaque occasion, autant chez les hommes que chez les femmes. Mario Demers soutient toutefois que l'écart séparant le Canada des autres pays tend à s'amenuiser.
Une des raisons pour expliquer ce nivellement pourrait bien se trouver, entre autres, dans la décision du Japon d'en faire un sport obligatoire à l'école.
«Les Japonais, explique Patrick Brûlé, de l'Association régionale de kin-ball de la Mauricie, ont inclus le kin-ball dans le programme d'éducation physique, ce qui n'est pas le cas ici au Québec. C'est donc dire que les Japonais ont ou auront, à un moment donné, un contact avec la discipline. Alors qu'on parle de 15 000 adeptes au Québec, ce chiffre atteindrait un million au Japon!»
«À moyen terme, ajoute Pierre-Julien Hamel, de Kin-ball Canada, notre objectif est de faire reconnaître notre discipline par le ministère de l'Éducation afin qu'elle soit incluse dans le programme scolaire.»
Ce qui serait tout à fait logique considérant que l'expertise québécoise est sollicitée à travers le monde.
Mario Demers, pour sa part, croit que son sport va bientôt sortir de l'anonymat. «Au départ, je m'étais donné un horizon de 30 ans pour que le kin-ball devienne un sport reconnu et pratiqué par la masse. Il a maintenant 22 ans et il devrait exploser bientôt.»
Chose certaine, les Trifluviens qui ne le connaissent pas encore auront l'occasion de se familiariser avec celui-ci à compter de mardi prochain.
L'horaire prévoit que la surface de jeu du pavillon de tennis SFBL Gestion Santé du Complexe Alphonse-Desjardins sera occupée entre 16 heures et 23 heures mardi, mercredi, jeudi et vendredi. Samedi, place aux finales.
Pour ceux et celles qui trépignent d'impatience, il est toujours possible de visionner des rencontres sur les différents sites Internet consacrés au kin-ball à savoir kin-ball.com, www.kin-ball.ca, kin-ball.qc.ca ou www.arkb.qc.ca/mauricie.











