Après que l'équipe féminine n'eût fait qu'une bouchée des Belges et des Espagnoles en tout début de soirée - trois équipes s'affrontent simultanément, au kin-ball - les hommes ont également remporté assez facilement leur premier match du tournoi contre la Belgique et l'Allemagne.
La surprise belge est venue de l'équipe masculine, qui a remporté une période dans le match contre le Canada: une situation rarissime en Coupe du monde, où le pays n'échappe pour ainsi dire jamais une manche.
«Ce n'est pas commun, c'est vrai», souriait Patrick Brûlé, l'un des entraîneurs canadiens, après le match.
«Il faut dire que nos quatre meilleurs joueurs étaient dans les gradins. Ce soir, on a fait jouer notre relève», a-t-il expliqué avant de vanter la progression des Belges.
«La Belgique a bien évolué et leur relève promet», a-t-il noté, étrangement satisfait pour un entraîneur qui venait de rencontrer plus d'opposition qu'il n'en attendait.
Il faut dire que Brûlé est aussi membre du comité organisateur de l'événement et participe activement au développement du sport d'origine québécoise dans le monde.
«Cette année, des joueurs et des entraîneurs de la ligue AAA du Québec ont été délégués à chacune des équipes pour les aider dans leurs entraînement. Quand la Coupe du monde a lieu dans un autre pays, ce sont des joueurs de notre équipe qui les aident», a-t-il expliqué. Une bonne nouvelle, donc, que les autres équipes s'améliorent.
«On sait qu'à un moment donné, on va perdre. On espère que ça n'arrivera pas trop tôt, mais ça va arriver un jour», a glissé Brûlé en souriant.
Cette première et hypothétique défaite pourrait bien être subie aux mains du Japon, qui jouait immédiatement après le Canada hier.
Le pays du Soleil levant compte aujourd'hui énormément de joueurs - le kin-ball s'est installé dans les écoles et serait pratiqué par un nombre de joueurs qui pourrait atteindre le million, selon Brûlé - et commence à être lui aussi une force motrice dans le petit monde du kin-ball.
Si un pays est près de rattraper le Canada, c'est le Japon.
«Ils ont adopté un autre style de jeu défensif et développent maintenant leurs propres stratégies. Ça fait changement», a expliqué Brûlé.
Pas question, donc, de laisser les meilleurs joueurs dans les gradins quand les deux pays croiseront le fer demain à 19h15...
Carnet de notes
Le dg de la Fédération québécoise Walter Barrez n'attendait des spectateurs que vendredi et samedi, mais l'ambiance dans le gymnase était surprenante, hier. Certains supporters de l'équipe espagnole s'étaient maquillés, agitaient des drapeaux et ont entonné des chants d'encouragement...
Le plateau sera donc modifié, vendredi, pour que plus de spectateurs puissent assister aux finales... L'entraîneur canadien ne tarissait pas d'éloges envers les installations du CSAD.
«Ce sont les plus belles installations où a été disputée une Coupe du monde», a-t-il affirmé.
KIN-BALL 101 POUR LE SPECTATEUR
Au kin-ball, trois équipes de quatre joueurs s'affrontent simultanément sur une surface de 70 pieds par 70.
Un joueur frappe le ballon en appelant la couleur de l'équipe qu'il vise pendant que ses coéquipiers tiennent le ballon, qui fait 4 pieds de diamètre. Si le ballon touche le sol, les deux autres équipes - celle qui a frappé le ballon et celle qui n'est pas impliquée - font un point. Si l'équipe visée récupère le ballon, elle frappe à son tour et l'action se poursuit.
Une partie est divisée en périodes de 7 minutes. L'équipe gagnante est celle qui remporte la première trois périodes.
Bon match...











