«Tous les gars ici ont quelque chose à gagner», lance le pilote des Cataractes, qui dirigera trois de ses poulains au sein de l'équipe d'étoiles de la LHJMQ, soit Charles-Olivier Roussel, Michaël Bournival et Philippe Paradis. Les deux premiers participeront aux deux matchs alors que Paradis n'aura qu'une chance de se faire valoir, soit mercredi au Centre Bionest.
«Certains veulent impressionner Équipe Canada, d'autres travaillent pour un contrat professionnel et il y en a quelques-uns qui auront une belle chance d'en mettre plein la vue aux dépisteurs en vue du prochain repêchage. Ils ont tous un but différent, maintenant il faut trouver un moyen de faire honneur à notre ligue et pour y arriver, il faut tous travailler ensemble», poursuit Veilleux, en levant ainsi le voile sur le meeting tenu hier soir.
Des trois Cataractes qui seront sous les projecteurs, c'est Charles-Olivier Roussel qui semble avoir le plus à gagner - ou à perdre - cette semaine. Le gros arrière de 18 ans a connu une saison de rêve l'an dernier, ce qui lui a permis d'être finaliste au titre de défenseur de l'année dans la LHJMQ et d'être repêché en deuxième ronde par les Predators de Nashville. Et la cerise sur le sundae fut une invitation au camp estival d'Équipe Canada junior.
Mais voilà , Roussel a connu un début de saison ordinaire et Tourigny a clairement fait savoir à sa dernière visite à Shawinigan qu'il avait besoin de ressortir du lot lors de la Super Série Subway pour mériter une invitation pour le camp de sélection final. Roussel, un jeune homme intelligent, a saisi le message.
«Je veux vraiment tout donner, prouver que je peux bien faire offensivement, défensivement et sur le plan physique. Si l'occasion de réussir une grosse mise en échec passe, je veux la saisir. Et pour ça, je devrai être mean», lance-t-il. «Je pense sincèrement que ces deux matchs peuvent faire la différence. C'est à moi de saisir l'occasion.»
La bonne nouvelle, c'est que Roussel sait dans quoi il s'embarque. Il avait affronté les Russes l'an dernier et il avait passé le test haut la main. Ça lui donne confiance.
«Je vois ça comme un avantage. L'an dernier, je me posais certaines questions avant les matchs. Cette fois, je sais comment ça va se passer. Ça reste quelque chose d'excitant. J'ai hâte au match de demain (ce soir), et encore plus à celui au Centre Bionest.»
Bournival semble tout aussi excité, lui qui disputera ce soir un premier match en quelques semaines, après avoir soigné une blessure à un coude.
«J'ai reçu le feu vert des médecins, je suis bien content», sourit le jeune homme de 17 ans. «J'ai plus hâte à la première mise au jeu que je suis nerveux. Ça va être spécial, j'ai hâte de découvrir le calibre de jeu.»
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