On comprendra facilement qu'elles visent une participation au championnat provincial qui sera présenté à Amqui à la mi-avril.
Avec encore huit parties à jouer, les filles de l'Escale pourraient terminer la présente saison avec 20 gains et 40 sets gagnés sans en avoir perdu un seul.
Certes, les filles de Bédard excellent. Elles ont une belle chimie d'équipe. Mais Bédard affirme, réaliste, que le circuit féminin juvénile en Mauricie n'est pas... disons, de top niveau.
«J'ai pu comparer avec le calibre de jeu pratiqué sur la rive-sud de Montréal, d'où je viens, et je peux dire que le calibre de jeu est plus relevé là-bas. Nous le constatons, aussi, quand nous évoluons face aux équipes de la Ligue d'excellence juvénile du Québec (18 ans et moins). L'adversité est plus grande», soutient Bédard.
«Si les filles ont du succès dans notre ligue, c'est aussi qu'elles évoluent ensemble depuis quelques temps, dans certains cas depuis trois ans», ajoute cependant son adjoint Rafael Pombal, aussi ancien porte-couleurs de cette école secondaire située à Louiseville.
«Le fait que nous soyons ensemble depuis quelques temps, ça aide beaucoup, renchérit Sonia Charette. Il y a une bonne chimie. L'esprit d'équipe est aussi très bon, car il nous arrive de déconner ensemble, entre filles. Mais, nous retrouvons tout notre sérieux quand ça compte. Déconner, ça nous a permis de bien nous connaître.»
La jeune fille espère bien rejoindre sa soeur Andréanne avec les Diablos collégial AAA dès l'automne prochain.
Circuit d'excellence
Au niveau du circuit provincial des 18 ans et moins, les filles de l'Escale n'ont remporté qu'un seul set sur 12. Ces parties servent toutefois davantage à prendre de l'expérience.
Sonia Charette soutient, aussi, que les entraîneurs y sont pour beaucoup dans les succès de l'équipe.
«Parfois, Jean-Simon nous explique comment ça se passe au collégial AAA. Il nous fait aussi faire les choses comme les filles le font chez les Diablos. Nos entraîneurs ont aussi confiance en nous, et ça nous aide beaucoup. Ils nous enseignent aussi à avoir confiance en nous, individuellement et en équipe», avance Sonia Charette.
Bédard affirme être exigeant envers ses protégées, à qui il demande un effort de tous les instants.
«Elles doivent faire en sorte de provoquer des réceptions de balles plus faciles. Mais si ce n'est pas le cas, elles ne doivent pas avoir peur de plonger, quitte à avoir des meurtrissures. Ce que nous pouvons aussi remarquer, c'est le dynamisme des filles. Nous travaillons de façon à leur donner confiance. À elles de faire le reste», dit-il.
Et disons que ça se passe plutôt bien depuis le début de la saison.











