La Trifluvienne a en effet appris qu'elle sera du voyage à compter du 14 février afin de participer à un camp d'entraînement en Italie, puis à la Cyprus Cup, à Chypre. L'entraîneure de la formation féminine des Patriotes était, il va sans dire, ravie par la décision de Caroline Moracce, celle qui dirige l'équipe canadienne.
«Nous avons eu un camp d'entraînement en Floride en novembre dernier et ça s'est bien passé. J'étais donc confiante d'être rappelée avec l'équipe nationale parce qu'on ne peut jamais être sûre à 100 %.
Le départ est donc prévu le 14 février. Les premiers jours seront consacrés à la mise en forme et au schéma tactique de l'équipe.
Les choses sérieuses vont véritablement commencer le 24 février avec le début du tournoi. Le Canada est dans le groupe 2 avec l'Angleterre, la Suisse et l'Afrique du Sud.
Les Canadiennes vont jouer leur premier match contre la Suisse, puis elles vont enchaîner avec l'Angleterre le 26 et l'Afrique du Sud le 1er mars.
L'an dernier, les Canadiennes avaient atteint la finale contre l'Angleterre. Après avoir pris les devants à la 14e minute, elles avaient concédé trois buts aux Anglaises qui s'étaient ainsi imposées 3-1.
Cette fois, raconte Marie-Ève Nault, le scénario pourrait être différent.
«D'abord, nous ne serons pas en terrain inconnu, nous avons déjà une idée de ce qui nous attend, non seulement à l'extérieur du terrain, mais aussi sur celui-ci. La période d'adaptation va donc être moins longue.»
«C'est sûr, ajoute la Trifluvienne, qu'on espère faire mieux. Ce ne sera pas facile parce qu'on se retrouve dans le même groupe que l'Angleterre, mais c'est faisable.»
Chose certaine, elle apprécie chaque seconde de son aventure avec l'équipe nationale.
«C'est le niveau de jeu le plus élevé dans lequel j'ai jamais joué et même si la Cyprus Cup n'offre pas le même calibre qu'un match contre les États-Unis, ça va quand même très vite!»
Évoluant à la position d'arrière latéral, Marie-Ève Nault fait profiter son équipe de son excellente vision du jeu et de son bon positionnement sur le terrain qui lui permettent de bien relancer le jeu.
En l'invitant à s'entraîner avec son équipe masculine pour lui permettre d'aiguiser ses réflexes et retrouver ses automatismes, Pierre Clermont a été à même de constater l'excellence de son jeu.
«Elle sait assurément comment se placer pour bien paraître sur le terrain. Ses qualités sont évidentes, même quand elle joue contre des gars.»
Pendant son absence, c'est son adjoint, Ghyslain Tapsoba, qui dirigera la formation féminine des Patriotes dans la ligue universitaire de soccer intérieur.











