La disparition de l'Attak ne surprend pas

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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La nouvelle de la disparition de l'Attak n'a pas eu l'effet d'une bombe dans les milieux du soccer à Trois-Rivières puisqu'on s'y attendait déjà depuis quelques semaines. Néanmoins, les principaux intervenants ont déploré le départ de l'équipe.

«Le club-école voulait se rapprocher de son équipe, explique le président des Amis de l'Attak, Serge Gaumond. Nous sommes déçus de la situation, mais nous la comprenons. Ce n'est pas une décision contre la ville de Trois-Rivières, mais plutôt une question d'organisation.»

Joey Saputo a d'ailleurs tenu à remercier la communauté et la Ville de Trois-Rivières pour leur appui, dans le communiqué émis hier.

Le président de l'Impact avait également contacté le maire Yves Lévesque pour l'informer de sa décision. Tout en se disant déçu lui aussi, le premier magistrat affirmait comprendre la décision de l'Impact.

«Ils avaient des problèmes de logistique avec les entraîneurs, les joueurs. C'était difficile de rassembler tout le monde à Trois-Rivières, alors ils ont décidé de se rapprocher de Montréal, où les gens habitent et vont à l'école, explique-t-il. C'est une décision d'affaires.»

Comme plusieurs, le maire Lévesque avait toutefois constaté que l'équipe n'a jamais réussi, durant ses trois saisons à Trois-Rivières, à créer un sentiment d'appartenance auprès des amateurs de soccer.

«Quand une équipe vient juste jouer ses matchs locaux ici et qu'ils sont à Montréal le reste du temps, ce n'est pas la même chose. Le sentiment d'appartenance est difficile à créer», note-t-il.

N'empêche que Trois-Rivières perd une belle vitrine au niveau du soccer canadien avec la fin des activités de l'Attak.

«Quand on a une équipe sportive de ce niveau-là, c'est toujours intéressant pour une ville au niveau du rayonnement. On a fait la promotion de Trois-Rivières et de nos beaux terrains synthétiques. On était bien contents de les avoir, mais on comprend les arguments de M. Saputo. Il a tout fait pour garder l'équipe à Trois-Rivières.»

Même si l'équipe est partie, il n'est pas dit que l'aventure de l'Attak restera sans lendemain. «Il n'est pas exclu que Trois-Rivières fasse des efforts pour avoir une nouvelle équipe dans la CSL en 2011, affirme Serge Gaumond. Et nous avons l'appui de l'Impact là-dessus.»

Si le maire Lévesque accueille cette information avec intérêt, il avertit tout de suite que la Ville n'investira pas à ce niveau-là.

«Ça prend des gens qui sont prêts à investir du temps et de l'argent là-dedans, précise-t-il. Dans ce cas-là, c'est sûr que nous serions intéressés à être partenaires.» Mais qui, à Trois-Rivières, investira plus de 150 000 $ par année pour opérer un club de soccer semi-professionnel?

Fait intéressant à noter: l'Impact a décidé de demander une nouvelle franchise dans la CSL, plutôt que de racheter celle de l'Attak, qui appartient toujours à Tony Iannito. Il n'a pas été possible de le joindre, hier, pour connaître ses intentions quant à l'avenir de la franchise.

 

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