Toute une expérience pour Bélanger

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Steve Turcotte

Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Appelé en renfort par les Capitales de Québec, Steven Bélanger est passé par toute la gamme des émotions cette semaine pour ce premier flirt avec le baseball professionnel.

Le lanceur du Vertdure de Trois-Rivières était excité comme un gamin lorsqu'il est débarqué dans le vestiaire de l'équipe en milieu de semaine pour donner un coup de main à une équipe dont plusieurs lanceurs sont coincés à l'infirmerie. Puis il a ressenti des papillons lors des matchs, en espérant que le gérant lui confie la balle à un moment donné.

Sa chance est venue vendredi lorsqu'il est monté sur le monticule en début de huitième manche alors que les Capitales détenaient une solide avance. Bélanger était au sommet de sa forme mais il s'est aperçu que les bâtons professionnels n'ont pas nécessairement besoin de mauvais tirs pour faire mal à un lanceur...

«J'étais au top. Ma vélocité était au maximum, ma précision aussi. Je n'ai pas raté un seul lanceur», relatait Bélanger.

«Ça ne m'a pas empêché de donner quatre coups sûrs d'affilée! Pas des coups sûrs sur le nez, mais des coups sûrs quand même. Le facteur chance était contre moi: un roulant avait des yeux, un ballon à l'entre-champ est tombé directement sur la ligne de démarcation... bref j'entendais les murmures dans la foule et j'ai compris que le gérant me demande la balle après seulement quatre frappeurs.»

Bélanger a tout de même obtenu une seconde chance hier soir, le gérant des Capitales n'hésitant pas à le lancer dans la fosses aux lions en huitième manche avec un pointage égal à 6-6, les buts remplis et un seul retrait.

«J'affrontais le haut de l'alignement mais je n'ai pas eu le temps d'être nerveux car j'ai dû me réchauffer en vitesse! Mon premier lancer a été une prise, mon second a été converti en double-jeu par la défensive... Quel feeling incroyable, j'ai ressenti. Il y avait 3500 personnes qui applaudissaient, c'était malade!»

Le Louisevillois est resté dans la mêlée en neuvième. Son premier client était Melvin Falu, un type qui avait sorti deux tirs du stade avant de se présenter à la plaque.

«Je savais que c'était son match, j'étais déterminé à être prudent avec lui. Je lui ai servi un changement de vitesse sous les genoux mais ça ne l'a pas empêché de s'en servir pour réussir son troisième circuit du match! J'ai liquidé les trois autres frappeurs dans l'ordre mais Falu a brisé l'égalité et comme nous n'avons pas marqué de points en fin de neuvième, c'est moi qui a encaissé la défaite...»

Bélanger ne s'apitoie pas sur son sort, bien au contraire. Pour un gars qui a accepté à pied levé de dépanner un club professionnel, il croit avoir prouvé qu'il peut lancer à ce niveau.

«Les Capitales m'ont dit que la porte était encore ouverte, qu'ils pourraient de nouveau faire appel à moi à un moment donné. Mon emploi pourrait m'empêcher d'y aller, on verra bien. Mais j'ai adoré mon séjour avec les Capitales, l'accueil des gars et des entraîneurs a été incroyable.»


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