L'art de s'intégrer dans un nouveau milieu

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L\'art de s\'intégrer dans un nouveau milieu

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Francine Bergeron

Photo: Ève Guillemette

Marcel Aubry
Le Nouvelliste

Quand on considère le parcours de vie de Francine Bergeron, on ne peut qu'être impres sionné par sa persévérance à poursuivre les études.

Toutefois, ce qui frappe encore davantage chez elle, c'est jusqu'à quel point elle a su développer, au cours des dernières années, l'art de s'intégrer dans un nouveau milieu.

 

À preuve, les nombreux organismes où elle est bénévole dans sa municipalité d'adoption de Saint-Pierre-les-Becquets.

Originaire de Victoriaville, mariée et mère de trois enfants, Mme Bergeron a passé son enfance à Warwick avant de déménager à Plessisville, à l'âge de 5 ans. Par la suite, à partir du secondaire, elle est demeurée à Victoriaville jusqu'en juin 2003 alors qu'elle et son mari, Jacques Poudrier, ont fait l'acquisition dans le village d'une maison datant de 1840.

Après avoir fait ses études secondaires à Victoriaville, Mme Bergeron a dû intégrer le marché du travail. Elle a cependant continué à suivre des cours par les soirs et n'a jamais vraiment cessé d'étudier par la suite.

Ainsi, elle a fait une partie de ses études collégiales avant d'aller suivre des cours à temps partiel au Centre universitaire de Victoriaville/UQTR. À raison d'un cours par session, elle y a obtenu un certificat en administration et un autre en gestion des ressources humaines. Son troisième certificat, elle l'a ensuite fait à domicile en pratiques rédactionnelles à la Télé-université (TéluQ).

«Ça a été une révélation pour moi, dit-elle. Je pouvais choisir quand je voulais suivre mon cours. J'ai adoré ça.» Toujours à temps partiel, elle a ensuite fait son bac ès arts à la TéluQ avant d'y entreprendre, en 2000, une maîtrise en formation à distance. «Je suis en train de rédiger le mémoire. C'est un travail de longue haleine», constate celle qui dit aimer apprendre et découvrir de nouvelles façons de voir les choses.

Elle partage actuellement son temps entre la rédaction de son mémoire et le bénévolat. Quand elle en aura terminé avec son mémoire, elle aimerait bien être tuteur dans les cours à distance à la TéluQ, ou ailleurs.

Mme Bergeron a été conseillère municipale durant deux ans, à Saint-Pierre-les-Becquets, avant de démissionner, le 29 octobre 2007. «L'harmonie n'était pas là et je n'y trouvais plus mon compte. C'était devenu une corvée», explique-t-elle.

Malgré tout, elle garde de bons souvenirs de sa brève expérience comme conseillère. Et elle n'a que de bons mots pour le nouveau maire, Jean-Guy Paré, comme pour son prédécesseur, Raymond Dion.

Dans le passé, notre Tête d'affiche d'aujourd'hui a siégé au sein du conseil d'administration du Cégep de Victoriaville (1994-1999). Elle en a même été la présidente en 1998-1999. Auparavant, elle avait été membre du conseil d'administration de l'UQTR (1991-1995).

Depuis son arrivée à Saint-Pierre-les-Becquets, en 2003, elle a multiplié les occasions de faire du bénévolat. Elle est ainsi active au niveau des bibliothèques municipale et scolaire, du journal local Le Petit Romain, du Centre d'action bénévole, du Comité culturel, patrimoine et tourisme de Saint-Pierre-les-Becquets, ainsi que du Centre de développement de la culture du Centre-du-Québec.

Mme Bergeron apprécie le contact humain avec les gens. «Le bénévolat, ça apporte une ouverture d'esprit et ça garde le cerveau en alerte», signale celle qui apprécie le calme de cette petite localité et la belle vue sur le fleuve qu'offre leur maison ancestrale.

Outre sa grande disponibilité et son sens de l'organisation, Mme Bergeron se distingue particulièrement, selon les gens qui la côtoient, par sa grande capacité d'analyse et de synthèse, son bon jugement, sa détermination et le goût de réussir ce qu'elle entreprend pour le mieux-être des gens qui l'entourent. Sans risque de se tromper, on pourrait aussi ajouter: par son sourire engageant.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale CHEZ NOUS LE MATIN animée par Jean-Sébastien Bernatchez au 96,5 FM, entre 6h et 9h, ainsi que le reportage présenté par Nancy Sabourin au TÉLÉJOURNAL MAURICIE, à 18 h.

 

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