Infatigable comme la sonnerie de son cellulaire qui retentit à tout moment durant l'entrevue, l'homme de 74 ans répond avec une énergie contagieuse. Au bout du fil, on lui demande un conseil, un contact, une référence, un rendez-vous, bref, en moins de deux, l'affaire est réglée ou ne devrait tarder à l'être. Des liens sont créés et une idée pourrait se concrétiser. Notre Tête d'affiche est une source intarissable pour celui ou celle qui veut prendre sa place dans la société et s'engager pour sa collectivité.
Les leaders régionaux? Ils sont trop peu nombreux au goût de Jules Pinard qui, lui, collectionne les implications et les mentions honorifiques. La lecture de son curriculum vitae a de quoi étourdir. Impossible de résumer cinquante ans de mariage, à la fois avec son épouse Estelle qu'avec le reste de sa communauté.
Sa carrière a débuté au sein des Forces armées canadiennes et s'est poursuivie pendant quarante ans à titre de courtier d'assurance.
«Une retraite, on ne peut pas tracer ça comme une ligne droite», estime M. Pinard qui, après une pause de deux ans aux commandes de son motorisé, le long des côtes de la Floride, agit depuis quelques années en tant que consultant. Depuis deux ans, il est le directeur développement et relations publiques de la firme d'ingénierie et de construction Dessau.
« tre actif, c'est ça qui me tient en vie», lance celui qui a toujours milité pour le développement économique et social de son milieu. Aussi, lorsqu'il reconnaît chez un homme ou une femme les qualités requises pour jouer son rôle, il s'exécute en encourageant son interlocuteur à servir d'exemple à son tour.
Jules Pinard connaît tout le monde ou fait rapidement en sorte, sinon, d'associer un nom à son visage. Engagé de corps, de coeur et d'esprit sur les deux rives du fleuve Saint-Laurent, le Trifluvien natif de Sainte-Monique de Nicolet n'a pas de limite et, au grand plaisir de tous, ne connaît pas les frontières.
À une certaine époque, cet ancien président-fondateur de la Corporation de développement économique Rive-Sud (COPERS) assumait en même temps la vice-présidence de la Corporation régionale de l'aéroport de Trois-Rivières. Ancien vice-président à la Société du Parc industriel et portuaire de Bécancour, il s'est par la suite impliqué auprès du Conseil consultatif du port de Trois-Rivières.
Jules Pinard n'en finit pas de faire le pont entre les territoires mais également entre les générations. Fondateur du Groupe de soutien aux initiatives jeunesse de Bécancour, Nicolet et Yamaska, il était l'instigateur, en 2007, de l'inauguration d'un cénotaphe dédié aux anciens combattants, à Nicolet. M. Pinard vient d'ailleurs d'être honoré par la Légion royale canadienne à titre de membre à vie.
Jules Pinard fait constamment le saut au sein des corporations économiques, organismes communautaires et causes sociales qui font appel à lui.
Responsable de la campagne de financement 2008 de l'Ambulance Saint-Jean, il est, en 2009, le vice-président à Trois-Rivières de la campagne de financement de la Fondation québécoise du cancer. Parmi ses autres présidences d'honneur, notons le Camp Notre-Dame-de-la-Joie, Centraide Bécancour, Nicolet et Yamaska, l'Hôpital Christ-Roi, la Maison Albatros, etc.
«Tu ne grandis jamais tout seul. Aider les autres t'aide toi-même», analyse le septuagénaire à voix haute. Curieux et ambitieux, il ne connaît pas le mot pessimisme. «Il faut se faire confiance et aller de l'avant!», répète M. Pinard qui considère que la société ne peut se développer sans le don de soi, la solidarité et l'ouverture d'esprit de tous et chacun.
Notre Tête d'affiche ne se dévoue pas pour récolter les honneurs mais le Prix du Gouverneur général pour l'entraide mérité, en 2007, pour l'ensemble de sa contribution non rémunérée et volontaire à une communauté, constitue sans contredit sa plus belle récompense.
«La fierté et la satisfaction ressenties ce jour-là sont inestimables», raconte M. Pinard dont l'engagement envers les siens a aussi été reconnu, au fil des ans, par Héma-Québec (70 dons), la Ville de Bécancour (Hommage à un bâtisseur), les Forces armées canadiennes et les Anciens combattants, pour ne nommer que ceux-là.











