La participation bénévole de cet ancien policier remonte à plus de 40 ans. Avec entre autres Gaston Lamirande et Gérard Garceau, il est à l'origine de l'organisation du hockey mineur à Louiseville.
«C'était en 1967-1968. On a formé une organisation pour installer des patinoires. On allait dans les écoles. On a monté des équipes. Et à l'époque, on faisait signer des contrats aux joueurs!» se rappelle M. Baribeau.
Déterminée à encadrer les jeunes hockeyeurs, l'organisation presse le conseil de Louiseville de bâtir un aréna. Jules Baribeau met sur pied une manifestation à l'hôtel de ville pour accentuer la pression.
«À l'époque, on allait à un tournoi de hockey au Colisée de Trois-Rivières et le docteur Dalcourt (Avellin, le maire de Louiseville) était venu lui aussi au tournoi. On avait rempli l'hôtel de ville pour brasser la cage aux élus. Mais les choses se sont bien passées. On a eu l'aréna.»
L'arrivée de cette infrastructure en 1974 aide au développement du hockey. Jules Baribeau énumère les noms de Guy Bareil, de Michel Trudeau et de Raymond Morin comme étant les bons joueurs de hockey dans les années 1970.
«Il y avait entre 400 et 500 joueurs au hockey mineur», ajoute-t-il.
Jules Baribeau consacre une dizaine d'années au hockey mineur. Par la suite, il fait partie des premiers bénévoles qui lancent le Festival de la galette de sarrasin de Louiseville. C'est à partir de ce moment que le personnage du père Sarrasin lui colle à la peau comme la fausse barbe qu'il se fixe au visage au cours des premières années de l'événement.
«C'est Madeleine Bélanger qui avait eu l'idée d'un personnage pour le festival. Elle m'a demandé de faire le père Sarrasin. Je pensais que ce serait pour quelques années!» raconte celui qui porte le costume du père Sarrasin pour la première fois en 1982.
Jules Baribeau fait énormément de promotion pour le festival louisevillois. Il prend part à de nombreuses activités de toutes sortes. Il accorde des centaines d'entrevues dans les médias et il participe à des voyages en Europe.
C'est au retour d'une visite en Belgique qu'il fonde la Confrérie des sarrasins en 1997.
«C'est dans l'ambiance du festival. Ça force les choses comme la vente de farine de sarrasin, les activités au moulin, la vente de la galette pendant le festival. Ça donne de l'énergie.»
Cette année, Jules Baribeau remise toutefois son costume du père Sarrasin. Il ne participera pas à l'édition 2009 qui se mettra en branle dans 11 jours. Ce sera la première fois que le festival n'aura pas droit à sa participation.
«J'ai tout donné. C'est aux autres à faire leur part. Quand même que je voudrais y aller, je ne serais pas capable», dit M. Baribeau, aux prises avec quelques problèmes de santé.
Une passion pour l'église
Grand admirateur des richesses de l'église Saint-Antoine-de-Padoue, Jules Baribeau a l'idée de la faire connaître davantage aux visiteurs à la fin des années 1980. Il fait office de guide de l'église en compagnie d'autres bénévoles. Il a mis fin à sa participation il y a quelques années.
«Il n'y avait rien qui se faisait pour l'église. Je trouvais qu'elle n'était pas assez connue. J'avais organisé de la publicité pour attirer les touristes. On leur expliquait les tableaux, les vitraux, les grandes orgues. Après, le bouche à oreille s'est fait. Les gens venaient par autobus. On a déjà eu jusqu'à 1500 touristes pendant l'été.»
Marié à Mariette Lacroix depuis 43 ans, père de deux enfants et aussi grand-père, Jules Baribeau reconnaît qu'il a consacré beaucoup de temps à l'extérieur de sa famille. Mais il a grandement apprécié son engagement bénévole.
«Je ne regrette rien. Le hockey mineur, les visites à l'église, le festival, la confrérie, ce sont toutes des activités qui restent à Louiseville.»











