Présent avec ses collègues pour recueillir les commentaires, le directeur adjoint de la Commission scolaire, Renaud Lévesque, a expliqué que le regroupement des élèves dans une seule école permettra de concentrer les services, comme la psychologie et l'orthophonie, tout en maximisant le développement des tout-petits. Il vise également à préparer le moment où les baisses de clientèle seront plus importantes, admet-il.
Par la suite, les écoliers seront de retour dans leur école d'origine pour poursuivre leur primaire, explique-t-il. Pour plusieurs parents, toutefois, l'adaptation à une école est déjà un grand stress pour un enfant. Vivre ce bouleversement plus d'une fois ajouterait beaucoup d'insécurité, croient-ils. «C'est un grand pas d'entrer en maternelle. Dans leur cas, ils devront s'adapter trois fois, car ils seront en maternelle quatre ans à Saint-Paul à Grand-Mère, puis à Dominique-Savio, à Saint-Georges, et finalement à Lac-à-la-Tortue pour leur première année. Je trouve ça beaucoup», déclare Josée Arcand, mère d'une fillette en maternelle cette année et d'un garçon qui le sera dans trois ans.
Lors de l'entrée en première année, également, il est beaucoup plus facile pour les professeurs de se mettre rapidement au travail lorsque les enfants se sentent déjà à l'aise dans leur milieu, ajoute-t-elle.
L'enseignante Suzy Carpentier, de son côté, a exprimé des craintes sur la possibilité que les parents de certains enfants transférés à Saint-Georges décident de ne pas les réinscrire à Lac-à-la-Tortue par la suite. «Certains ne reviendront pas au Lac. On l'a vécu dans le passé. C'est sûr que l'école de Saint-Georges est plus grande et a plus de services, donc ça peut faire l'affaire de certains parents», considère-t-elle.
Par ailleurs, le sentiment d'appartenance à un établissement est très important, ont martelé plusieurs, surtout que les enfants ont hâte de suivre les traces de leurs frères et soeurs plus âgés.
Malgré les doutes soulevés par certains citoyens, ce projet n'est pas la première étape vers une solution plus radicale, assure Renaud Lévesque. «Les fermetures d'écoles à Lac-à-la-Tortue ou à Saint-Georges, oubliez ça! Ce n'est vraiment pas dans les plans», maintient-il.
Le comité chargé d'analyser la situation devrait se réunir au cours des prochains jours afin de formuler ses recommandations au conseil des commissaires, qui se prononcera d'ici quelques semaines. La rencontre d'hier visait à écouter les différents points de vue, et ils seront pris en considération, promet M. Lévesque.










