Le Parc de l'Île-Melville en mode investissement

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Le Parc de l\'Île-Melville en mode investissement

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La directrice générale du Parc de l'Île-Melville, Marie-Louise Tardif, ne s'ennuiera pas des plafonds qui gondolent et qui coulent au pavillon d'accueil.

Photo: François Gervais

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pour consolider ses infrastructures tout en poursuivant son développement, la Corporation du Parc de l'Île-Melville profitera des prochains mois pour réaliser plusieurs projets.

Certains d'entre eux demeurent conditionnels à l'obtention du soutien financier du gouvernement du Québec. Pour d'autres cependant, il s'agit d'investissements qui ne peuvent tout simplement plus être repoussés.

 

De premières manoeuvres seront constatées au cours des prochains jours, avec la démolition des anciennes roulottes de chantier qui servaient de pavillon d'accueil et de bureaux administratifs.

«Ça tombe en ruines!», résume le président de la Corporation du Parc de l'Île-Melville, Yves Bordeleau.

D'ici la fin mai, une maison préfabriquée adaptée aux besoins de l'organisme sera livrée. Ce nouveau pavillon d'accueil représente un investissement de 303000$.

D'importants changements se dessinent aussi pour le parcours d'Arbre en arbre. Depuis l'ouverture en 2004, le nombre de clients subi une baisse constante. Après avoir accueilli 19 032 visiteurs la première année, seulement 11 930 amateurs ont tenté l'expérience en 2008. La baisse est particulièrement marquée chez les adultes, avec une chute de 62% en cinq ans.

En fait, pour la première fois depuis l'arrivée d'Arbre en arbre, les revenus générés par cette activité ont été légèrement surpassés par ceux du camping en 2008.

«Nos statistiques démontrent qu'il y a une décroissance», convient M. Bordeleau. «Sans être majeur, ça reste préoccupant. Mais comme dans n'importe quoi, ça prend des nouveautés.»

La directrice générale du Parc de l'Île-Melville, Marie-Louise Tardif, précise que près de 120000$ devraient être investis pour donner un nouveau souffle à ceestivale.

Tout d'abord, les parcours actuels devront être modifiés. Depuis cinq ans, les arbres ont évidemment grossi et les amarres en ont endommagé quelques-uns. Certains changements devront donc être apportés.

De plus, deux grandes tyroliennes seront installées afin de procurer de nouvelles sensations fortes aux amateurs de plein air.

Enfin, la direction du parc cherchera à séduire davantage les jeunes familles en inaugurant le parcours des Petits écureuils, spécialement dédié aux enfants de 2 à 5 ans. «La demande est très forte pour les tout-petits», fait remarquer M. Bordeleau.

Par ailleurs, à l'Île Banane, un spa nordique devrait être aménagé tout près de la Maison Boisvert.

«Un concept qui n'existe pas ailleurs en Mauricie», fait remarquer Mme Tardif, au sujet de cet investissement estimé à 64 000$.

«Ça nous permettrait de créer une dizaine d'emplois, avec l'embauche de massothérapeutes, du personnel à l'entretien et à l'accueil.»

Cette exclusivité permettrait d'ajouter un attrait à ce site enchanteur.

«On fait toujours attention pour présenter des projets qui n'entrent pas en compétition avec ce qui existe déjà», ajoute le président.

«Pour le spa nordique, on pourrait même établir des partenariats avec les hôtels du coin.»

À la dernière séance régulière du conseil municipal de Shawinigan, Mme Tardif a ainsi déposé, aux élus, des projets d'une valeur de près de 500 000$ pour le Parc de l'Île-Melville. Des demandes d'aide financière ont aussi été acheminées à Tourisme Québec.

 

Pas d'égouts à court terme

Ce projet avait été annoncé dans le Programme triennal d'immobilisations 2008 et il était prévu cette année.

L'investissement était alors évalué à 1,4 million $, incluant un projet de développement des rives. Mais surtout, le Parc de l'Île-Melville souhaitait en profiter pour desservir son populaire camping, qui connaît une croissance soutenue.

En cinq ans, les revenus engendrés par cette attraction sont passés de 183 372$ à 219 817$. Depuis l'an dernier, le camping est devenu l'activité qui génère le plus de revenus au Parc de l'Île-Melville. La desserte d'un réseau d'égout municipal procurerait une valeur ajoutée à un attrait qui possède le vent dans les voiles.

Ces travaux sont d'autant plus attendus que les fosses septiques accusent le poids des années. Pour le camping seulement, l'investissement en infrastructures est évalué à 300 000 $.

«C'est une question de priorité», résume M. Bordeleau, conseiller municipal au district 3. «Entre mettre 1 million $ pour des égouts sur un camping et mettre le même montant pour des citoyens, le choix est facile à faire. Mais ça n'empêche pas que nos fosses son

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