Les citoyens ne veulent pas des hydravions

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Les citoyens ne veulent pas des hydravions

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Plusieurs citoyens de Grandes-Piles ne voient pas d'un bon oeil que les hydravions d'Aviation Mauricie utilisent leur quai municipal. Ils l'ont d'ailleurs fait savoir aux représentants de la compagnie au cours du week-end.

Photo: Olivier Croteau

Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste

(Grandes-Piles) Après ceux du secteur Saint-Jean-des-Piles, voilà que les résidents de Grandes-Piles indiquent clairement qu'ils ne veulent pas voir les hydravions d'Aviation Mauricie à leur quai municipal.

Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs fortement réagi lorsqu'ils ont vu des appareils appartenant à la compagnie d'aviation accostés au quai municipal de la petite localité au cours des journées de samedi et d'hier.

Rencontrés aux abords de ce dernier hier matin alors qu'un hydravion venait tout juste de décoller, ils ont déploré le fait que la compagnie se serve d'un quai appartenant à la municipalité sans avoir demandé la permission.

Certains d'entre eux ne se sont d'ailleurs pas gênés pour dire leur façon de penser à un représentant de la compagnie. Le maire de l'endroit, Marcel Bélanger, a également indiqué qu'il existe une réglementation municipale interdisant aux hydravions d'accoster sur le quai qui appartient à la municipalité depuis que le gouvernement l'a légué il y a une dizaine d'années.

À l'époque, les dirigeants municipaux voulaient empêcher la compagnie Aviation Portneuf de s'établir dans leur localité. Même si ce règlement n'a pas été appliqué fréquemment au cours des dernières années, il est toujours valide et Aviation Mauricie doit s'y conformer.

«Mme Annabelle (Lacombe, copropriétaire d'Aviation Mauricie) croit que c'est encore un quai fédéral mais elle devrait s'informer. Notre inspecteur municipal va d'ailleurs envoyer une lettre demain matin (ce matin) aux dirigeants d'Aviation Mauricie pour les avertir qu'ils ne sont pas acceptés ici. Je comprends Mme Lacombe de se chercher un endroit avec la situation dans laquelle elle est au lac à la Tortue, mais il faudrait qu'elle regarde avant de rentrer, de défoncer des portes et de s'installer. Ce n'est pas de même que ça fonctionne. Il y a déjà eu d'autres entreprises d'aviation du lac à la Tortue qui se sont informées si elles pouvaient partir d'ici et ça a été non», a-t-il lancé.

La copropriétaire d'Aviation Mauricie, Annabelle Lacombe, se défend de son côté de vouloir s'établir à Grandes-Piles ou d'utiliser régulièrement le quai de l'endroit.

«C'est juste quand nous ne sommes pas en mesure de déplacer nos départs à notre base de Portneuf qu'on s'arrange avec les quais publics de nos régions. On ne veut pas s'installer là avec deux ou trois avions. C'est un usage exceptionnel et occasionnel», mentionne-t-elle.

La femme d'affaires remet également en question la validité du règlement municipal qu'invoquent les citoyens et le maire. Elle croit qu'un tel règlement est discriminatoire.

«Tu ne peux pas interdire un type de navire plus qu'un autre. Et un hydravion, c'est un navire. Si tu veux empêcher quelqu'un de s'en servir, tu dois demander une injonction», précise-t-elle.

Une autre prise de bec

Comme ce fut le cas le week-end dernier à Saint-Jean-des-Piles, la copropriétaire d'Aviation Mauricie a eu une discussion animée avec une citoyenne de Grandes-Piles, samedi. Alors qu'elle désirait informer Mme Lacombe de la réglementation municipale, Huguette Pothier soutient avoir été insultée par cette dernière et un homme qui l'accompagnait.

«Ils étaient très agressifs. Elle m'a dit qu'elle allait appeler la police et je lui ai dit que j'aimerais bien qu'elle le fasse», raconte Mme Pothier.

Pour sa défense, Mme Lacombe soutient que Mme Pothier ainsi qu'une autre femme qui se trouvaient sur les lieux ont été impolies envers elle. «Premièrement, ce sont eux qui nous ont abordés. Nous avons été polis avec tout le monde. Ce sont elles qui ont été impolies. Tout ce que j'ai répondu à la dame, c'est que je travaillais pour faire vivre mes enfants et que ça en prenait des gens qui travaillent pour payer sa pension de vieillesse», a-t-elle lancé.

 

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