Impossible, pour le moment, de savoir si les élus accepteront ou refuseront l'aide gouvernementale de 58 millions $ conditionnelle à la réalisation de ce projet.
La mairesse, Lise Landry, devait communiquer avec le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Laurent Lessard, au cours des dernières heures, pour lui donner un compte rendu des échanges.
Hier matin, elle a fait savoir, par la bouche de son directeur des communications, François St-Onge, qu'elle ne voulait pas commenter sur l'orientation prise par les élus.
«Le dossier a été discuté, mais le conseil n'est pas prêt à annoncer ses couleurs», émet-il. «Il n'y aura pas de commentaire là-dessus pour le moment.»
Autour de la table, il semble que les élus ne sentent pas l'urgence d'annoncer cet investissement.
Rappelons que le projet de puiser l'eau potable dans la rivière Saint-Maurice, plutôt que dans les lacs des Piles et La Pêche, est évalué à tout près de 90 millions de dollars.
Les normes du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs pour assurer l'approvisionnement à long terme de la ville milite en faveur de cette solution.
Même avec l'aide de Québec et d'Ottawa, la Ville devrait assumer une facture de plus de 30 millions$ pour réaliser ce projet, une somme colossale qui s'ajouterait à une dette qui a explosé depuis deux ans.
Dans le dernier rapport financier présenté en avril, l'endettement total net à long terme de Shawinigan frisait déjà les 100 millions $ au 31 décembre 2008.
Dans ce contexte, les élus ne sont pas trop intéressés à ajouter sur le paquet un projet qu'ils estiment plus ou moins urgent. D'autlus qu'ils sentent la population rébarbative à l'idée de boire l'eau du Saint-Maurice.
D'un autre côté toutefois, la ministre régionale, Julie Boulet, rappelait la semaine dernière qu'en supportant 75% des travaux admissibles, Québec et Ottawa apporteraient une aide financière exceptionnelle à Shawinigan pour ce projet.
La même proposition a été présentée à Baie-Comeau et à Thetford Mines, où les élus ont reçu ce déblocage avec plus d'enthousiasme.










