En fin d'après-midi hier, en assemblée publique extraordinaire, le conseiller du district 8, Gilles Marchand, a présenté un avis de motion prévoyant un emprunt de 995 000 $ pour le financement d'un programme d'aide pour la conservation de ce bâtiment patrimonial.
Rappelons que depuis le printemps, rien ne bouge sur ce chantier. Réseau sélection souhaitait obtenir la confirmation d'une importante contribution du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, avant de s'avancer dans ces travaux.
Étant donné que la partie originale de l'Auberge Grand-Mère a été citée monument historique en juillet 2008, des normes très strictes entourent tout projet de réfection.
Celui de Réseau sélection est estimé entre 3,2 et 3,5 millions $. Il redonnerait à l'auberge sa vocation touristique d'antan, avec des chambres, un restaurant et possiblement, des services pour les utilisateurs de la rivière Saint-Maurice.
Or, l'entreprise lavalloise aurait appris que Québec n'accorderait qu'une subvention de 200 000 $ pour appuyer ce projet, un montant très loin de ses attentes.
La Ville de Shawinigan a donc décidé de faire son effort pour convaincre le promoteur d'activer ses pelles sur le chantier.
La mairesse, Lise Landry, n'ignore pas que cette décision suscitera bien des commentaires dans la population. Mais en même temps, la Ville se retrouvait dans un cul-de-sac.
En juillet, un représentant du groupe Réseau sélection avait même confié qu'il souhaitait que la Ville retire sa citation à ce bâtiment, une procédure exceptionnelle qui n'entichait guère les élus.
«Cette auberge, c'est la fierté des gens de Grand-Mère», commente Mme Landry. «On ne peut tout simplement pas laisser le bâtiment dans l'état où il est présentement. Si ça n'avait pas été de la citation, la rénovation serait déjà complétée. C'est important que ce dossier se finalise car pour la Ville, ce sera une nouvelle entrée de taxes.»
L'avis de motion déposé hier signifie que le règlement sera adopté à une prochaine séance, possiblement à l'assemblée régulière du 14 septembre. De cette façon, l'entreprise pourrait reprendre les travaux à l'automne pour les terminer quelque part en 2010.












