Entre 9 h 30 et 10 h 45, des décollages d'hydravions ont été observés à partir du quai du secteur Shawinigan-Sud, au bout de la Promenade du Capitaine... juste avant le départ de la dernière étape.
Une fois de plus, Aviation Mauricie et sa colorée copropriétaire, Anabelle Lacombe, ont réussi à attirer l'attention. Il a fallu un avertissement d'une personne de l'organisation de l'événement et le passage d'un policier de la Sûreté du Québec pour que ces décollages cessent.
En fait, Mme Lacombe admet qu'elle croyait que les activités s'amorçaient à midi, avec le départ de la catégorie C-2. Mais à 11 h, le Club de canotage de Shawinigan organisait une course pour les jeunes de 8 à 16 ans.
La directrice assure qu'en apprenant cela, elle a pris les dispositions pour quitter l'endroit le plus rapidement possible.
À la Ville de Shawinigan, le directeur général, Gaétan Béchard, précise que ce quai appartient à la Municipalité. Il ne comprend pas ce qu'Aviation Mauricie faisait à cet endroit, juste avant une compétition par-dessus le marché.
Or, Mme Lacombe souligne qu'elle a déjà utilisé le quai du secteur Shawinigan-Sud auparavant, sans rencontrer le moindre problème.
«Ça change quoi que ce soit un quai fédéral, provincial ou municipal?», questionne-t-elle. «C'est une infrastructure publique. De toute manière, nous avions prévu quitter vers 11 h.»
Depuis le début de l'été, Aviation Mauricie alimente la controverse en invitant les touristes à embarquer à des quais le long de la rivière pour contourner les restrictions imposées par Transports Canada au lac à la Tortue. Mme Lacombe ne voit pas pourquoi elle se priverait.
«Comment peut-on nous empêcher d'utiliser une rivière de 500 kilomètres?», questionne-t-elle. «À un moment donné, ça devient ridicule.»
L'entreprise cherchait particulièrement de nouvelles solutions pendant les fins de semaine, puisque les vols d'hydravions touristiques étaient complètement interdits pendant la plus grande partie de l'été durant cette période.
Cette activité pouvait pourtant reprendre le week-end à compter du 1er septembre, mais Mme Lacombe souligne que la consigne demeure nébuleuse pendant les jours fériés. Pour la fête du Travail, elle n'a donc voulu prendre aucune chance.
Pourtant, quand Transports Canada avait dévoilé les recommandations du Comité réglementaire de l'aviation civile qui avaient été retenues, il était clairement indiqué qu'aucun vol touristique ne serait permis au lac à la Tortue «les samedis, dimanches et jours fériés en juin, juillet et août».
Cet autre épisode démontre qu'Aviation Mauricie tentera par tous les moyens de contourner ces restrictions pour survivre.
«On ne nous bloquera quand même pas la rivière!», s'indigne la porte-parole. «Pourquoi investir des milliers de dollars pour réparer des quais publics si on ne veut pas de touristes?»
L'entreprise ne risque-t-elle pas de se mettre la population à dos en multipliant ainsi les zones de décollage?
«Qu'est-ce que ça peut changer?», explose Mme Lacombe. «C'est déjà le drame! Les gens n'endurent plus rien. Au Québec, le monde veut tout fermer. Il faudrait que tout le monde travaille pour le gouvernement ou retire des chèques.»











