Josianne Martel, porte-parole à ce ministère fédéral, confirme que le document a été reçu le 15 septembre.
«Nous avons reçu l'ébauche du manuel d'exploitation de la Ville», déclare-t-elle. «Nous travaillons en concertation avec elle pour le réviser et éventuellement, l'approuver.»
Rappelons que Transports Canada créera une grande première en octroyant un certificat d'hydroaéroport à une municipalité. Impossible, pour le moment, de déterminer la date précise lors de laquelle la Ville héritera de ses nouveaux pouvoirs.
En attendant, les plaintes au sujet des vols d'hydravions touristiques qui ne respecteraient pas les restrictions imposées en juin par Transports Canada continuent de s'accumuler. En date du 10 septembre, le gouvernement fédéral en comptait 33.
«Nous n'avons encore émis aucune amende», précise Mme Martel. «Nous enquêtons sur ces cas. Quand nous recevons la plainte, il faut valider l'information auprès du plaignant et rencontrer la partie concernée. Après l'enquête, si nous constatons une infraction aux restrictions, nous prendrons les actions appropriées.»
Rappelons qu'en juin, juillet et août, les vols touristiques étaient permis entre 9 h et 12 h et entre 14 h et 17 h. Aucune activité semblable n'était tolérée la fin de semaine et pendant les jours fériés au lac à la Tortue, ce qui a incité Aviation Mauricie à se trouver d'autres points de décollage sur la rivière Saint-Maurice.
Depuis le 1er septembre, par contre, la restriction du week-end est tombée, de même que celle concernant les jours fériés, confirme Mme Martel.
À la Fête du travail, Aviation Mauricie aurait très bien pu accueillir ses touristes au lac à la Tortue, plutôt que de perturber le début des activités de la Classique internationale de canots. En tout temps cependant, les heures d'exploitation doivent être respectées.
Claude Gélinas, porte-parole de la Coalition contre le bruit, répète que ces restrictions ne constituent pas une victoire pour les riverains. Il souligne qu'il ne faut pas trop s'arrêter au nombre de plaintes émises jusqu'ici, puisqu'il ne reflète pas toute la vérité, selon lui.
«Les Québécois ne sont pas des dénonciateurs naturels», fait-il remarquer. «Ensuite, les gens sont écoeurés de jouer à la police. Il faut avoir le temps de bien identifier l'avion dans les airs! Tous ces éléments jouent contre les riverains.»
Par ailleurs, une page s'est tournée à la Coalition contre le bruit, avec l'élection de Liliane Guay à la présidence du mouvement. De son côté, M. Gélinas demeurera actif comme conseiller stratégique.
Notons enfin que le comité consultatif sur le bruit devait se réunir pour la première fois le 22 septembre. Cette rencontre a toutefois été reportée.











