Dans le cadre d'une vaste opération policière qui a commencé mardi, la Sûreté du Québec a en effet démantelé un important réseau de vente de stupéfiants qui opérait à Shawinigan. À ce jour, pas moins de 33 présumés trafiquants ont été arrêtés, dont les trois fournisseurs, et quatre autres individus sont toujours recherchés.
La SQ se targue même d'avoir atteint l'objectif de l'opération Finale, qui était de mettre un terme au trafic de stupéfiants se déroulant dans certains secteurs de la ville.
«Nous avons réussi à anéantir quatre cellules de vente actives dans le secteur de Shawinigan», s'est d'ailleurs exclamé le capitaine Pierre Boisvert, responsable du Bureau régional d'enquête de la SQ.
En effet, l'enquête qui a été entreprise il y a un an, a démontré que ces quatre cellules desservaient chacune une partie de la ville.
Les têtes dirigeantes fournissaient donc les stupéfiants (principalement des métamphétamines et de la cocaïne) à leurs vendeurs qui se chargeaient ensuite d'écouler la marchandise sur la rue, dans des résidences privées et dans six bars.
En ce qui concerne les établissements en question, la police a refusé de dévoiler leur nom. «Néanmoins, nous pouvons dire qu'une fois les enquêtes terminées sur ces bars, nous soumettrons leur dossier à la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec qui aura à prendre des décisions sur leur permis d'alcool», a-t-il précisé.
L'opération a commencé mardi après-midi avec l'arrestation des trois présumés fournisseurs, qui sont considérés à ce titre comme des têtes dirigeantes des cellules. Il s'agit de Claude Gélinas, Steve Guillemette et Dany Bourassa. Par la suite, les frappes policières se sont poursuivies jusqu'à tard mercredi soir.
En tout, une trentaine de personnes âgées entre 20 et 60 ans ont été interceptées, que ce soit dans leur résidence ou dans des bars. Du nombre, on retrouve huit femmes.
Tous ont comparu au palais de justice de Shawinigan mercredi pour y répondre à des accusations de complot, trafic de stupéfiants et/ou possession en vue de trafic. La majorité ont pu recouvrer leur liberté moyennant des conditions à respecter.
Quelques-uns cependant ont eu moins de chances compte tenu de leurs antécédents judiciaires et de la gravité des accusations portées contre eux.
Leur enquête sur remise en liberté devrait avoir lieu lundi et mardi.
Outre ces arrestations, la police a également réalisé 13 perquisitions dans les établissements ciblés et les résidences des têtes dirigeantes.
«Nous avons saisi 568 grammes de cocaïne, 1054 comprimés de métamphétamines, 142 grammes de cannabis, cinq armes à feu, des armes prohibées comme des bâtons télescopiques, 12 000 cigarettes de contrebande et 11 000 $ en argent comptant», a précisé le capitaine Boisvert.
Dans un tel contexte, on peut en déduire que les consommateurs devront se trouver de nouvelles sources d'approvisionnement, du moins pour les prochains jours. Les policiers sont d'ailleurs très fiers des résultats de cette opération, notamment parce qu'elle a été rendue possible grâce à la collaboration des citoyens.
«Nous avons reçu plusieurs informations du public et à la Centrale d'informations criminelles concernant le trafic de drogue sur le territoire. Aujourd'hui, nous sommes fiers de traduire devant les tribunaux des individus qui oeuvraient dans l'illégalité. Cela va contribuer au bon développement de la jeunesse et accroître le sentiment de sécurité de la population», a pour sa part indiqué le capitaine André Magny, directeur du poste de Shawinigan.
Notons qu'une soixantaine de policiers de SQ on participé à cette opération avec la collaboration du Bureau régional d'enquêtes. Comme l'enquête n'est pas encore terminée, la SQ invite les citoyens à transmettre toute information de façon anonyme à la Centrale d'informations criminelles au 1-800-659-4264.?











