Hier matin, le candidat avait invité les journalistes à l'ébénisterie Rémi-Pierre du secteur Grand-Mère, afin de présenter son plan d'action pour rehausser la santé économique de la ville.
Il s'inquiète de l'érosion de l'emploi à Shawinigan par rapport à la Mauricie, d'autant plus que le bilan de la région ne reluit pas particulièrement dans l'ensemble du Québec.
Selon le dernier relevé de Statistique Canada qui s'appuie sur le recensement de 2006, le taux d'emploi à Shawinigan s'établit à 47,8% et le taux d'activité, à 52,5%. Dans les deux cas, il s'agit d'un retard de cinq points par rapport à la Mauricie.
Pour combler cet écart, M. Angers propose un programme en quatre volets.
Sa priorité consisterait à travailler au maintien des emplois actuels, qui incluent évidemment ceux de l'aluminerie et de la papeterie, insiste-t-il.
En consolidant cette base, M. Angers considère que 1000 emplois nets pourraient être créés à Shawinigan d'ici 2013. Si ce scénario se concrétise, la ville pourrait rejoindre la moyenne régionale dans les principaux indicateurs du marché du travail.
«Il n'y a aucune raison pour qu'on soit moins bons que les autres à Shawinigan», lance-t-il.
Cet objectif rappelle celui formulé par le directeur général du Centre local de Shawinigan, Luc Arvisais, dans les heures qui avaient suivi l'annonce de la fermeture de l'usine Belgo.
Le 3 décembre 2007, il avait lancé que l'aide sollicitée à Québec, Ottawa et AbitibiBowater pourrait permettre de créer 1500 emplois en 900 jours. Le million de dollars sollicité à chacun de ces partenaires n'a finalement jamais été livré.
Rapprochement
M. Angers se défend bien de prétendre que le CLD de Shawinigan n'a pas fait son travail au cours des dernières années, mais il croit toutefois que l'organisme doit se rapprocher encore davantage des entrepreneurs.
«Il faut faire le tour des entreprises de Shawinigan pour évaluer les besoins», commente-t-il. «Des entrepreneurs nous disent qu'ils auraient aimé voir le CLD. Il faudra accélérer cette recherche d'information auprès des entreprises existantes.»
«On se donnera les outils supplémentaires, des gens qui travailleront concrètement à notre consolidation et au développement de nouvelles entreprises», ajoute-t-il. «Le CLD fait bien son travail, mais il peut aller encore plus loin.»
Pour Michel Angers, la contribution de 300 000$ de la Ville à son bras de développement économique constitue un «minimum». Il ne peut toutefois avancer jusqu'où serait-il prêt à aller.
Pour ses deux dernières priorités, M. Angers attaque de front les méthodes pour brasser des affaires à Shawinigan.
Dans un premier temps, il s'engage à assurer un contact direct entre un investisseur et lui, le directeur général de la Ville ou du Centre local de développement dans un délai de 48 heures.
«On dit toujours que c'est extrêmement difficile d'entrer en contact avec la Ville et j'ai souvent entendu ce reproche depuis le début de la campagne», convient-il. «Les investisseurs auront dorénavant un contact privilégié à Shawinigan.»
Dans le même registre, M. Angers s'engage aussi à réduire les formalités bureaucratiques pour transiger avec les investisseurs. Encore une fois, il refuse de lancer la pierre à l'hôtel de ville pour cette situation.
«Je ne dis pas que la directive n'est pas là actuellement, mais ce que je constate, c'est que c'est toujours un peu compliqué de prendre de l'expansion ici, à tort ou à raison. Moi, je veux travailler sur l'efficacité, la transparence et la rentabilité.»











