Segma Recherche a testé les intentions de vote des Shawiniganais en suggérant la mairesse sortante comme choix possible. Or, il semble que la population aurait à nouveau fait confiance à Mme Landry.
En effet, après la répartition des indécis, 31 % des électeurs l'auraient reportée au pouvoir. Dans ces circonstances, Michel Angers et Yves Duhaime auraient joué du coude, avec respectivement 24 % et 23 % des intentions de vote. Claude Villemure aurait suivi un peu plus loin à 18 % et Ronald St-Onge Lynch se serait retrouvé avec 5 % de la faveur populaire.
Ce résultat prend la mairesse sortante par surprise. Lorsqu'elle avait annoncé qu'elle ne solliciterait pas un nouveau mandat à la mairie au début septembre, elle savait qu'elle comptait encore sur un solide appui de sa population. Par contre, avec son retrait et les semaines qui passent, elle se serait attendue à un engouement moins prononcé.
«Je suis fière de ce résultat, je ne peux pas le dire autrement!» sourit-elle. «C'est pour ça que j'ai toujours dit que j'aime cette population et que j'ai toujours voulu développer cette ville.»
À chaque jour, Mme Landry reçoit des confidences qui l'ébranlent un peu dans le choix déchirant qu'elle a dû réaliser à la fin de l'été. Rappelons que l'état de santé de son mari l'a finalement convaincue que sa place n'était plus à l'hôtel de ville.
«Parfois, les citoyens me font quasiment pleurer», raconte-t-elle. «Les gens viennent me voir et me disent que j'aurais dû rester. Je suis un être humain, je ne peux pas être insensible à ça. Ça me touche énormément, mais quand je suis à la maison, je sais que j'ai pris la bonne décision.»
Segma Recherche demandait aux électeurs sondés pour qui ils avaient voté en 2005. Or, 75 % de ceux qui ont répondu Lise Landry soutiennent maintenant Michel Angers. Un soutien qui s'avère déterminant jusqu'ici.
«Si Mme Landry s'était présentée, elle aurait enlevé beaucoup plus de votes à M. Angers qu'aux autres», croit Raynald Harvey, président de la firme de sondage. «À moins d'une grosse gaffe de sa part, ses adversaires ne pourront pas faire de gains sur son dos.»
Le meneur de ce sondage est flatté par la confiance manifestée par les partisans de la mairesse. Il ne croit pas que cet élément renforce la perception selon laquelle il est identifié comme le dauphin de Mme Landry.
«Je l'ai dit à plusieurs reprises et je le répète: je ne suis la continuité de personne», réitère M. Angers. «J'ai travaillé avec Mme Landry. Nous avons partagé des points de vue, nous avons été en désaccord sur d'autres. Mais nous avions le même objectif, celui de travailler pour Shawinigan.»











