Des canneberges à Shawinigan

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Des travaux de préparation de terrain sont actuellement... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Des travaux de préparation de terrain sont actuellement en cours dans le rang Lamothe, dans le secteur Shawinigan-Sud.

Photo: Sylvain Mayer

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les impressionnantes manoeuvres de préparation de terrain en cours dans le rang Lamothe, dans le secteur Shawinigan-Sud, se traduiront par l'exploitation d'une cannebergière au cours des prochaines années. À terme, le promoteur estime à trois millions de dollars l'investissement requis pour ce projet.

Depuis le début des années 90, la culture de la canneberge est concentrée au Centre-du-Québec, où sont actuellement situés 80% des champs implantés en province. En effet, cette région englobe pas moins de 54 producteurs. Cinq autres se retrouvent dans Lanaudière, tandis que la Côte-Nord, Chaudière-Appalaches et le Saguenay - Lac-Saint-Jean en comptent deux chacune. Un autre producteur se retrouve en Outaouais.

Jean-François Lasnier, un conseiller en entreprise de transformation agroalimentaire originaire de Trois-Rivières, veut se lancer dans cette culture et il a pris bien son temps avant de trouver la terre idéale. Vivant maintenant à Québec, il a incorporé son entreprise, la Perle Rouge, en novembre 2008.

«Ça m'a pris deux ans avant que j'identifie l'endroit propice à l'établissement d'une cannebergière», explique M. Lasnier. «J'avais déjà visité plusieurs sites de production et je trouvais que cette culture était parfaitement adaptée au climat du Québec. Il n'existe pas beaucoup de cultures de fruits ou de légumes dans lesquelles nous avons un avantage et c'est ce qui m'a principalement intéressé dans la canneberge.»

En décembre 2008, M. Lasnier a mis la main sur cette terre de 259 acres du rang Lamothe pour réaliser son projet. Il précise que 43% de cette superficie, soit un peu plus de 110 acres, sera consacré à la production.

Le projet s'étendra sur plusieurs phases. Pour la première, une vingtaine d'acres seront cultivés, ce qui représentera un investissement de 1,5 million $ sur une dizaine de mois. Si la Perle Rouge se rend au bout de ses ambitions, l'investissement doublera facilement au bout de cinq ans, prédit M. Lasnier.

«Nous aurons des méthodes de productions modernes, en circuit fermé», précise-t-il. «Nous capterons l'eau de pluie et nous l'utiliserons sur le site pour notre exploitation.»

Branle-bas

Depuis environ un mois, un impressionnant déploiement de machinerie lourde vient bousculer la quiétude du rang Lamothe. Il s'agit de travaux de préparation à la plantation, qui se réalisera évidemment au printemps. Environ 40 tonnes de boutures garniront alors cette terre pour la première phase de cette cannebergière.

Malgré cette intense activité sur le chantier, M. Lasnier ne s'attend pas à récolter ses premiers fruits avant trois ans. La production entraînera la création de quatre à cinq emplois à temps plein.

La Perle Rouge a formulé une demande de certificat d'autorisation au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs le 20 août dernier. Le permis demeure à l'étude et n'a donc pas encore été accordé, ce qui n'empêche pas le promoteur de préparer le site.

«Ça touche les réservoirs», précise M. Lasnier. «Des modifications ont été demandées et le processus se déroule normalement. Je vais conserver des zones boisées et le projet n'aura aucun impact sur la tourbière.»

En septembre dernier, en assemblée régulière, le conseil municipal de Shawinigan avait accepté l'enlèvement et l'exportation du surplus de sable sur cette terre zonée agricole. Cette demande avait été autorisée, précise la résolution, «malgré l'absence d'un échéancier détaillé des étapes de réalisation de la cannebergière».

Luc Arvisais, directeur général du Centre local de développement de Shawinigan, se réservait cette bonne nouvelle pour une conférence d'information au début 2010. Il confirme que l'organisme a soutenu financièrement la Perle Rouge pour la réalisation d'un projet qui cadrera très bien avec le souci de diversification de l'activité économique.

«L'occupation des terres forestières est un enjeu», fait remarquer M. Lasnier. «L'industrie des pâtes et papiers traverse un contexte difficile. Ça prend donc une relève qui utilisera ces terres à bon escient.»

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer