La facture s'annonce toutefois salée, car le règlement d'emprunt pour ces acquisitions, qui comprennent également divers équipements, s'élèvera à 600000$ selon le maire, Claude Mayrand.
Le renouvellement de la flotte ne constituera pas un luxe au service des incendies. Le maire souligne qu'il s'agit carrément d'une question de sécurité.
«Notre camion-pompe est vieux de 37ans», raconte-t-il. «Les pièces ne sont même plus disponibles. Le garagiste où on le faisait réparer ne veut plus le voir!»
«Habituellement, un camion de première ligne dure une quinzaine d'années et par la suite, on l'utilise en support», poursuit M. Mayrand. «Ça veut dire que le nôtre a eu une durée de vie deux fois et demie plus longue. Il est rendu au bout!»
Le nouveau maire comprend difficilement que la Municipalité ait toléré cette situation si longtemps. Pire, elle doit remplacer son camion-citerne, également rendu au bout du rouleau.
«C'est un ancien camion de Coca-Cola sur lequel on a installé une citerne à huile», résume-t-il. «Ces véhicules auraient dû être remplacés depuis des années. Maintenant, on est pris pour remplacer les deux d'un seul coup!»
Le règlement d'emprunt prévoira également l'acquisition de nouveaux appareils respiratoires. À la séance régulière du conseil municipal de février, un consultant a été engagé pour préparer les devis pour le remplacement des deux véhicules.
«Avec nos petits chemins étroits et nos pentes abruptes, il faut des véhicules ajustés à nos besoins», précise le maire.
M.Mayrand explique que la Municipalité se servira notamment d'une partie des revenus provenant de l'entente fédérale-provinciale sur la taxe d'accise pour réduire le fardeau municipal dans cet investissement.
Le maire espère que son service des incendies pourra compter sur ces deux nouveaux véhicules dans un an.











