Le conseiller du district des Boisés a pris la parole lors de l'assemblée publique d'hier soir, à Shawinigan, pour annoncer qu'il quittait ce parti politique.
Créé en vue de l'élection du 1er novembre dernier, le Ralliement municipal n'avait réussi qu'à faire élire un seul conseiller.
M. Cayouette avait clairement indiqué qu'il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il joue le rôle de chien de garde au conseil. Pour éviter toute ambiguïté, il préfère donc se débarrasser de cette étiquette.
Il a fait cette mise au point juste avant la période de questions, alors que le maire, Michel Angers, venait de demander aux conseillers s'ils voulaient ajouter quoi que ce soit dans le dossier du traitement des élus.
Rappelons que M. Cayouette avait déposé l'avis de motion annonçant l'adoption de ce règlement controversé. Hier, il a proposé la terminaison de ce processus.
M. Cayouette n'exprime aucune rancune envers le parti, mais il mentionne qu'il n'avait pas avisé le chef du Ralliement municipal, Claude Villemure, de sa sortie publique.
«C'était à moi de prendre la décision», explique-t-il. «Je n'ai pas de compte à rendre à personne sur cette question. Je me suis dit qu'en assemblée publique, c'était le bon endroit pour annoncer ça. Je ne pense pas avoir pris personne par surprise!»
Depuis son élection, M. Cayouette assure qu'il n'a pas senti de regard différent de ses collègues parce qu'il était associé au Ralliement municipal. «On faisait des blagues avec ça», sourit-il.
De toute manière, il ne prédit pas une très longue existence au jeune parti, dont les membres se réuniront à la fin février pour faire le point sur l'avenir de la formation.
«Je ne suis pas sûr qu'il y en ait beaucoup qui veulent porter le flambeau», laisse-t-il tomber.
Le maire, Michel Angers, assure qu'il n'a mis aucune pression sur M. Cayouette pour qu'il quitte le Ralliement municipal.
«Je l'ai toujours considéré comme n'importe quel conseiller», commente-t-il.
«C'est un homme intelligent, qui sait faire la part des choses. Depuis le début, il démontrait sa bonne foi et sa volonté de travailler avec les autres. Il s'est intégré très facilement. Maintenant, c'est certain que sa décision clarifie les choses, autant pour moi que pour les autres conseillers.»










