La 5e Rue deviendra-t-elle une destination?

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La 5e Rue è Shawinigan.... (Photo: François Gervais)

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La 5e Rue è Shawinigan.

Photo: François Gervais

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Début d'année mouvementé au centre-ville de Shawinigan, où le Café Caloca pourrait se transformer en pub irlandais et où le Café Morgane ouvrira finalement ses portes au printemps. La 5e Rue deviendra-t-elle une destination à Shawinigan?

Le conseil municipal a enfin décidé de s'attaquer au centre-ville l'an dernier, avec une première phase de travaux à la Place du Marché, d'une valeur de 600 000 $. Un parc devrait notamment être aménagé à cet endroit.

Parallèlement, l'homme d'affaires Alain Martel a inauguré, l'automne dernier, la boîte à chansons Chez Victor et la discothèque le Saint-Maurice. L'ancien bar Chez Marcelle et le Big Apple ont été démolis pour céder leur place au nouveau complexe de divertissement.

En mai, le restaurant les Ailes Buffalo, situé sur Mercier, complétera la première phase de développement commercial sur ce côté de la Place du marché. L'un des propriétaires, Marc Sauvageau, se réjouit notamment de l'intégration d'une terrasse à sa nouvelle place d'affaires, avec une vue sur le futur parc.

L'impact du Morgane

La pierre angulaire de tout ce branle-bas reste l'arrivée du Café Morgane à Shawinigan. L'établissement ouvrira ses portes un an plus tard que prévu à l'origine. Le propriétaire de la bannière, Guy Marcotte, veut y attirer au moins 500 clients par jour.

Un objectif ambitieux, d'autant plus que juste en face, le propriétaire du Café Caloca, Guy Houle, a hissé le drapeau blanc au début de la nouvelle année. Le 11 janvier, il a fermé ses portes. Cependant, des discussions sont déjà entreprises pour transformer l'endroit en un style de pub irlandais.

La fermeture de ce café ne laisse pas un mauvais présage dans l'esprit de M. Marcotte.

«Nous sommes toujours convaincus que nous aurons un gros achalandage», commente-t-il. «Le produit qu'on offre est différent du Caloca. En fait, il n'y a rien de comparable au centre-ville de Shawinigan. Nous ne faisons pas de transformation d'aliments. Mais nous sentons que le besoin de socialiser dans un endroit comme le Café Morgane n'est pas satisfait actuellement.»

Le défi du centre-ville de Shawinigan, qui se cherche depuis plusieurs années, n'effraie pas M. Marcotte.

«C'est sûr et certain que nous allons attirer 500 personnes par jour», annonce-t-il. «Partout où nous sommes allés, nous avons transformé la réalité des gens en les emmenant sur des nouveaux circuits qu'ils n'avaient pas l'habitude de prendre.»

M. Marcotte explique que des problèmes d'ingénierie ont considérablement retardé son projet.

«Une affaire assez complexe», commente-t-il. «Il a fallu mettre des contreventements dans les fenêtres, en cas de problèmes sismiques. Ça a coûté extrêmement cher pour se conformer au Code du bâtiment.»

Par ailleurs, le franchisé devrait être choisi très bientôt. «J'espère ouvrir le 1er juin», souhaite M. Marcotte, qui précise que le décor de ce Café Morgane sera inspiré des Premières nations.

Du mouvement

La copropriétaire de la boulangerie Tous les jours dimanche, Julie Poliquin, observe une progression dans la fréquentation de son commerce depuis son ouverture, en août 2009. L'arrivée du Café Morgane ne l'insécurise pas, bien au contraire.

«Ça ne nous inquiète pas du tout», assure-t-elle. «Ça va emmener du monde au centre-ville. Il faut créer une synergie, il faut que ça bouge! C'est important de voir arriver des gens d'affaires avec de nouveaux concepts.»

Tout près de là, Robert Trudel ne veut pas que son café Le Figaro soit placé sur la voie d'évitement avec ces nouveautés.

«J'ai engagé des spécialistes pour préparer un plan de rénovation», commente-t-il.

«Reste à voir les coûts de tout ça et surtout, si ça vaut la peine. Je suis en sérieuse réflexion et je devrais être décidé d'ici un mois.»

Depuis quelques années, il songeait à donner un nouveau souffle à son établissement acquis à la suite d'une faillite, en 2002.

«Ça va rester un café qui offre des repas, ce que le Morgane ne fait pas», résume-t-il. «Pour le reste, nous voulons améliorer le confort, le style et la décoration.»

 

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