Toujours pas âme qui vive à Montfort

Fermé depuis juin 2008, l'ancien Institut secondaire Montfort... (Photo: Sylvain Mayer)

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Fermé depuis juin 2008, l'ancien Institut secondaire Montfort a été vendu au mois d'août dernier à un investisseur montréalais qui souhaite préserver la vocation institutionnelle de la bâtisse inoccupée pour l'instant. 

Photo: Sylvain Mayer

Le Nouvelliste

(Shawinigan) Six mois après la vente de l'ancien Institut secondaire Montfort à un investisseur de Repentigny, la bâtisse demeure inoccupée, et ce, malgré différentes tentatives pour faire revivre les lieux.

«C'est présentement très tranquille. On avait des projets qui n'ont pas fonctionné. On cherche encore», admet Germain Labrosse, l'agent immobilier Remax.

Au mois d'août dernier, il a servi d'intermédiaire entre l'acheteur et la Caisse Desjardins du Centre-Sud de Shawinigan qui avait pris possession de l'école au moment de sa fermeture définitive, en juin 2008.

M. Labrosse et deux autres collègues accompagnent dans ses démarches l'homme d'affaires qui préfère rester dans l'anonymat. On sait seulement qu'il aimerait conserver la vocation institutionnelle de Montfort dont la transaction, selon le registre foncier du Québec, s'est élevée à 390 000 $.

Un projet de centre de désintoxication et de réinsertion sociale a notamment fait l'objet de nombreux pourparlers, à l'automne dernier.

«Il s'agissait d'un endroit où des hommes peuvent se reprendre en main en suivant une cure mais aussi des cours pour apprendre un métier», décrit M. Labrosse avant de mentionner que les responsables de cet établissement, qui existe déjà à Montréal, souhaitaient élargir leurs services ailleurs au Québec.

Préférant demeurer discret sur l'identité de ces locataires potentiels, il a indiqué que les coûts du loyer, jugés élevés par ces derniers, mais aussi leurs difficultés à s'entendre avec le propriétaire actuel sur une possible option d'achat de la bâtisse, avaient mis fin aux discussions.

«Le projet n'est pas mort mais disons qu'il n'est pas fort», commente M. Labrosse qui rappelle que les frais d'opération de l'ancienne école secondaire privée sont de l'ordre de 100 000 $ annuellement.

«Ce n'est pas tout le monde qui peut payer ça», concède l'agent avant de préciser qu'un tel centre de réadaptation est également long et difficile à mettre sur pied, notamment en raison des exigences du ministère de la Santé et des Services sociaux.

«Et ça prend du monde pour donner les cours aux résidents», rappelle M. Labrosse avant de mentionner que cet établissement aurait pu accueillir entre 200 et 225 personnes annuellement.

L'agent immobilier souligne qu'il a aussi été approché par des gens qui proposaient de transformer l'Institut secondaire Montfort en une résidence pour personnes âgées.

«Mais les investissements auraient été énormes pour mettre l'endroit au goût du jour», estime M. Labrosse qui prétend que la mise en place d'un centre de réadaptation sociale n'exigerait pas autant de travaux.

«Mais pour l'instant, nous sommes loin d'un projet sur la table», a insisté M. Labrosse avant de répéter que les efforts se poursuivent pour faire renaître l'endroit.

 

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