«La perdre, ce serait un désastre»

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

«La perdre, ce serait un désastre»

Agrandir

Les promoteurs privés ont commencé à se manifester, dont un plus sérieux de Laval, pour mettre la main sur cette église qui date de 1853.

Photo: Marcel Aubry

Éric Lallier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pendant que l'affiche «à vendre» est bien en vue devant l'église de Pierreville, le débat sur son avenir suscite les passions, sur le plan politique et communautaire. Et visiblement, rien n'est encore joué dans ce dossier.

«La perdre, ce serait un désastre», clame le président de la Société historique de Pierreville, René Shooner. Le bénévole réagit ainsi à la vente imminente du lieu de culte qui fait office de symbole du patrimoine architectural, à Pierreville, au Centre-du-Québec.

 

Il y a quelques mois, l'organisation avait fait des pressions à la Municipalité, pour que celle-ci mette la main sur l'édifice. Les marguilliers de l'endroit avaient par ailleurs soumis une offre de vente concrète, pour la somme symbolique d'un dollar et moyennant certaines conditions. Mais depuis, le débat à la table du conseil municipal est interminable et personne n'a avancé de solutions qui relèvent du domaine public.

Résultat : les promoteurs privés ont commencé à se manifester, dont un plus sérieux de Laval, pour mettre la main sur cette église qui date de 1853. «Cette église-là, c'est le phare de Pierreville, lance le président de l'organisme, qui y verrait un bâtiment ouvert sur la communauté. Alors, oui, on aurait préféré que ça demeure du domaine public. Mais à la fois, on n'a rien pour rien. Si on veut quelque chose, il y de l'investissement à faire.»

Ces sommes à injecter, les opposants à l'achat par la Municipalité en font leur principal argument. «On pense que c'est une boîte de crabes tout ça», affirme sans détour le conseiller Jean-Guy Gamelin. Les implications sont beaucoup trop lourdes pour la petite municipalité, dit-il ensuite.

«On n'a rien à mettre dedans pour occuper cette bâtisse-là et ça coûte une fortune en chauffage (...) Et il y a les rénovations. Donc, oui, c'est patrimonial. Mais à quel prix? C'est là que ma réflexion bloque.»

Le maire de la localité, lui, aimerait que l'édifice conserve sa vocation publique. Et même si les camps son partagés, il recueillerait une majorité d'appuis chez ses collègues, dit-on. Voilà pourquoi prédire un dénouement dans ce dossier semble impossible.

S'il cherche désespérément une solution réalisable et viable, André Descôteaux admet que le dossier ne devrait pas se régler d'ici les élections de novembre. Le temps pourrait donc rattraper les élus.

«Oui, les élections, ça peut nous refroidir, parce que je ne veux pas que l'église se retrouve dans une campagne électorale. Ce sont des choses délicates», justifie le premier magistrat, qui aimerait voir la population locale se mobiliser pour conserver son église.

Une exhumation strictement encadrée

Autre portion délicate dans cette affaire : l'exhumation possible de 33 corps enfouis sous les terres de l'église. Si ce devait être cédée à un acquéreur privé et que le lieu de culte ne soit plus, cette opération particulière devra être menée à terme.

Or, plusieurs personnages historiquement importants pour la collectivité s'y trouvent. La société historique promet de suivre tout cela de près.

«C'est très technique et délicat. Mais ce que je sais, c'est que c'est régi par des règles très strictes, raconte René Shooner. J'espère seulement qu'on pourra leur trouver un endroit spécial pour leur rendre hommage. Parce que ce sont des notables.»

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer