LA CSST en attente des résultats de l'enquête

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Marcel Aubry
Le Nouvelliste

(Nicolet) Une semaine après l'explosion qui a endommagé un des six fours à arc submergé à l'usine Silicium Bécancour, dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) est toujours en attente des résultats de l'enquête qui a été ouverte dans le but de déterminer la cause de cette explosion.

Les fours à arc submergé sont utilisés pour la fabrication du silicium métallique et du ferro-alliage de silice à cette usine de la rue Yvon-Trudeau.

«Étant donné que cette entreprise est la seule à utiliser ce type de fours, on a demandé à Silicium Bécancour de mener elle-même l'enquête avec son fournisseur pour déterminer la cause de cet incident», a indiqué la responsable des communications à la CSST, Amélia Larin.

Celle-ci a ajouté que la CSST avait aussi demandé à l'entreprise d'élaborer une méthode de travail sécuritaire lorsque la cause de l'explosion aura été découverte. Elle est donc en attente pour le moment et de la cause de l'accident et des mesures correctives qui devront être apportées par l'entreprise.

Mme Larin a mentionné qu'aucun délai n'avait été fixé à la compagnie pour mener l'enquête et que Silicium Bécancour ne s'en était pas fixé non plus pour faire le travail.

«Étant donné que ce sont eux qui sont maîtres de mener cette enquête-là, c'est certain qu'ils vont essayer de faire en sorte que ça soit fait le plus rapidement possible», a toutefois donné à entendre la porte-parole de la CSST, tout en précisant que la compagnie n'avait pas idée du temps que ça prendrait étant donné que c'est la première fois qu'un tel incident se produit.

Mme Larin a par ailleurs confirmé que la CSST avait demandé à l'entreprise de cesser la production dans les six fours à arc submergé.

«Comme les six fours utilisent le même procédé, tant qu'on ne connaîtra pas la cause de cet accident, on ne pourra pas autoriser la reprise de la production dans les autres fours puisqu'ils utilisent exactement la même technique», a-t-elle signifié.

Selon elle, à partir du moment où ils auront trouvé la cause de l'explosion, ils pourront déterminer si c'est une pièce qui est en cause et si tel est le cas, ils pourront changer la pièce dans les six fours. Par contre, si c'est le procédé qui est en cause, ils devront alors changer la méthode de travail. Dans ce cas, il est possible que ça ne demande aucune modification sur les cinq autres fours, a-t-elle poursuivi.

Rappelons que cette explosion survenue le 23 janvier n'a pas fait de blessé.

Il n'a pas été possible, hier, de joindre les dirigeants de l'entreprise pour commenter la situation.

 

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