Joint par Le Nouvelliste à son nouveau bureau montréalais, hier, M. Cléry a mentionné qu'il travaillait pour le moment dans le cadre d'un mandat temporaire, aucune annonce n'ayant encore été faite par Alcoa.
Les nouvelles fonctions de M. Cléry font suite à l'annonce faite par Alcoa le 21 décembre dernier relativement à la constitution d'une coentreprise avec le groupe minier saoudien Ma'aden dans le domaine de l'aluminium.
Le projet qui devrait requérir des investissements avoisinant les 10,8 milliards de dollars, prévoit la construction d'un gigantesque complexe industriel comprenant une mine de bauxite d'une capacité de production de quatre millions de tonnes par an, une raffinerie d'alumine d'une capacité de 1,8 million de tonnes, une fonderie d'une capacité de 740 000 tonnes et un laminoir affichant une capacité comprise entre 250 000 et 460 000 tonnes annuelles.
M. Cléry était arrivé aux commandes de l'A.B.I. dans un contexte très difficile, à l'été 2005, soit à la suite d'un douloureux conflit de travail qui avait mis à rude épreuve les nerfs des deux parties. À son arrivée à la direction, le climat était très tendu et il y avait tout un travail à faire pour améliorer les relations de travail et regagner la confiance des employés.
Avec un peu de recul, l'ex-pdg de l'A.B.I. se dit satisfait des résultats obtenus au chapitre de la santé-sécurité, de l'environnement et des relations de travail aussi.
Quand on lui demande ce qu'il a le plus apprécié pendant ces quatre années et demie passées la direction de l'aluminerie, il répond que c'est l'engagement des employés envers leur entreprise.
Selon lui, les relations de travail se sont pas mal améliorées au fil des ans et la confiance est revenue au sein du personnel. Il note aussi que les travailleurs s'appliquant davantage à leur tâche, il y a eu beaucoup moins de blessures. Enfin, il montre sa satisfaction en ce qui a trait au niveau de productivité.
Le 9 avril 2009, sur fond de crise économique, Alcoa menaçait de fermer temporairement la série de cuves 1 à l'A.B.I., de faire 275 mises à pied et de réduire la capacité de production de 136 000 tonnes métriques par année.
Le 1er mai suivant, la partie de bras de fer entre le syndicat et la direction de l'aluminerie était terminée. Le syndicat acceptait une réduction de 15% des heures travaillées (de 40 h à 36 h), les syndiqués acceptaient à 93% le renouvellement pour une durée de trois ans de leur convention collective de travail qui venait à échéance en octobre 2009.
Or malgré la diminution des heures travaillées et à la faveur d'une importante réorganisation faite à l'intérieur de l'aluminerie, M. Cléry mentionne que de 395 000 tonnes métriques qu'elle était dans les années 2005-2006, la production de l'A.B.I. a dépassé un peu l'objectif de 418 000 qui avait été fixé pour l'année 2009. L'objectif pour 2010 est de 425 000 t.m. «toujours en améliorant le procédé», a-t-il dit.











