Lors d'une rencontre avec la presse, mercredi, les responsables de l'organisme ont fait part des activités qui se dérouleront au Centre des arts populaires de Nicolet, le 6 mars prochain, Journée internationale des femmes, afin de bien marquer cet anniversaire.
Ainsi, les femmes d'hier et d'aujourd'hui pourront se réunir à cet endroit, voisin de la cathédrale, à compter de 14 h afin de partager ensemble l'histoire qui s'est écrite à partir de leurs besoins, leurs questionnements, leurs réflexions et leurs actions, autant individuels que collectifs.
Cet après-midi d'échanges et de souvenirs se poursuivra avec une activité retrouvailles qui aura lieu entre 16 h et 18 h. Ce 4 à 6 sera suivi d'un souper, puis d'un spectacle d'humour avec Dorice Simon et d'une soirée dansante avec DJ Jack. Les billets sont en vente au coût de 15 $. La date limite a été fixée au 2 mars.
Afin de faciliter la participation des femmes, deux autobus seront mis gratuitement à leur disposition. Les femmes intéressées doivent réserver leur place. Les réservations de billets et d'autobus peuvent se faire à La Collective (819-293-5958), à La Ludolettre (819-399-3023) ou encore au Lien Maison de la famille (450-568-1010).
La Collective des femmes a vu le jour et a été incorporée en juillet 1985, soit après que des femmes eurent clairement exprimé, par le biais d'une consultation publique, leurs besoins d'avoir un lien commun pour «se dire». Sept femmes, à leur écoute, avaient alors pris les choses en main en fondant l'organisme.
Lors de la rencontre visant à dévoiler les activités de la Journée du 6 mars, cinq femmes sont venues témoigner des débuts de l'organisme. Ces témoignages sont venus de France Guimond, Jacqueline Yergeau, Nicole Chamard, Claire Lemire et Lise Laplante.
Cette dernière, présidente d'honneur des activités du 25e, est venue raconter que parler de condition féminine et de féminisme était à l'époque encore extrêmement tabou.
«Tellement, a-t-elle signifié, que certaines femmes n'osaient même pas en parler à leur mari, de peur qu'ils les empêchent de venir dans ce lieu réservé aux femmes.»
Chantal Larochelle, intervenante à la Collective des femmes avec Marie-Pier Lupien et Chantal Mongrain, signale que cet organisme a toujours eu le souci constant de répondre aux besoins des femmes de la région.
«Pour ce faire, a-t-elle signifié, le centre a toujours misé sur une programmation riche et diversifiée, et ce, autant par ses activités éducatives et de groupes que par ses actions collectives.»
Selon elle, les dossiers que portent les travailleuses se renouvellent et s'actualisent en fonction des réalités vécues par les femmes. Les membres (une centaine) et les non-membres y reçoivent un service d'accueil, d'écoute et de référence. Un centre de documentation est aussi à la disposition des membres.











