Une lettre en ce sens a été acheminée à la MRC des Chenaux dans laquelle Éric Harvey du CN rappelle que dès le 12 janvier 2009, la compagne ferroviaire avait avisé la MRC de sa politique de ne pas permettre aux clubs de motoneige d'utiliser les emprises ferroviaires.
Toutefois, comme la saison était déjà bien avancée, elle avait toléré l'utilisation du sentier balisé. Elle avait toutefois pris soin d'aviser la MRC que le club de motoneige devrait à la fin de la saison se trouver un autre trajet à l'extérieur de l'emprise du CN.
Or, malgré cet avis, le CN fut alerté par un citoyen à l'effet que les motoneigistes circulaient toujours sur le terrain privé du CN pendant l'hiver 2009-2010.
«Nous désirons réitérer la position qui a été communiquée à la municipalité de Saint-Prosper et à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, soit que la politique du CN ne permet pas aux clubs de motoneige d'utiliser les emprises ferroviaires et que le CN n'a jamais autorisé le passage de motoneiges sur le lot 612», écrit M. Harvey.
La compagnie rappelle que les emprises ferroviaires sont des endroits dangereux et que des sommes importantes ont été investies par le CN à chaque année pour sensibiliser le public, surtout les motoneigistes et les quadristes, aux dangers d'emprunter une emprise ferroviaire et ce même si elle semble inactive, car le trafic peut reprendre à tout moment.
Le CN demande donc à la MRC des Chenaux de ne pas appuyer le club de motoneige dans son usage de l'emprise ferroviaire et de trouver un autre trajet pour l'hiver 2010-2011.
On ajoute que le CN tiendra la MRC, la municipalité de Saint-Prosper ainsi que le Club de motoneige de la Mauricie conjointement et solidairement responsables des dommages découlant de l'usage de la propriété du CN par les motoneigistes.
Du côté de la municipalité de Saint-Prosper, le maire Michel Grosleau se dit bien au fait de la situation qui a d'ailleurs pris une nouvelle tournure.
Sa municipalité a tenté de résoudre le problème en autorisant les motoneiges à circuler directement dans le village, mais cela a occasionné une poursuite de la part d'un citoyen. Les deux parties doivent se retrouver en cours le 13 septembre.
Michel Grosleau se dit inquiet de la tournure des événements car si on ne trouve aucune solution, le sentier provincial sera interrompu à la hauteur de Saint-Prosper.
«Et ce sera autant de retombées économiques de perdues», déplore-t-il, refusant de commenter davantage la situation pour l'instant.











