Signe des temps, en 1998, ils étaient plus de 1000 élèves répartis dans sept écoles primaires du Haut-Saint-Maurice. Il y a eu une première phase de rationalisation avec la fermeture, en juillet 2003, des écoles Notre-Dame-des-Neiges (Lac-Édouard), Saint-Jean-Bosco (La Bostonnais) et Saint-Éphrem (Carignan).
En 2008-2009, le nombre d'enfants qui fréquentent les écoles primaires Centrale, Jacques-Buteux et Marie-Médiatrice est passé à 629 écoliers. Selon les prévisions de la Commission scolaire, ils seront 582 en septembre prochain.
«Cette forte décroissance démographique entraîne plusieurs problématiques et nous amène à revoir notre modèle d'organisation des services éducatifs», explique la Commission scolaire dans un document disponible sur son site Internet. Il y est précisé que la situation se complexifie lorsqu'une école passe sous la barre des 200 élèves.
La solution qui fait présentement l'objet d'une analyse est la fermeture, pour septembre 2010, d'une des trois écoles de La Tuque. L'école Notre-Dame-de-l'Assomption, à Parent, est épargnée par cette réorganisation du secteur Haut-Saint-Maurice.
La Commission scolaire veut ainsi s'assurer du maintien de deux écoles distinctes avec leur projet éducatif, leur plan de réussite, leur budget et leur équipe de travail respectifs. Chaque établissement accueillerait plus ou moins 300 élèves de la maternelle à la 6e année.
Le directeur de la Commission scolaire de l'Énergie, Claude Leclerc, refuse de se prononcer sur le nom de l'établissement qui pourrait être sacrifié. «Il n'y a encore rien de déterminé», soutient-il avant de mentionner que vers la mi-avril, un groupe de travail a rencontré chaque conseil d'établissement concerné. Plus tôt cette semaine, c'était au tour du directeur général et de la présidente de la commission scolaire, Danielle Bolduc, de dessiner le portrait de la situation aux trois commissaires de la Tuque et aux élus municipaux.
«Il y a un très fort sentiment d'appartenance dans chaque milieu. Chacun a défendu la qualité de son établissement, de son projet éducatif, de ses infrastructures, etc.» énumère M. Leclerc en parlant des conseils d'établissement qui sont formés de parents mais aussi de membres du personnel.
«Vraiment, ce sont trois belles écoles à La Tuque, qui ont toujours été très bien entretenues», tient-il à souligner. «La décision ne sera pas facile à prendre, en terme administratif», convient de nouveau M. Leclerc. «On va se baser sur la capacité d'accueil des établissement», explique le directeur général qui ajoute que ce ne sera pas l'unique critère retenu.
Enfin, si les enfants se font de moins en moins nombreux ces dernières années dans les écoles primaires de La Tuque, à l'inverse, les besoins augmentent pour la clientèle adulte.
Dans le document de la commission scolaire, on y apprend que l'école qui cesserait ses activités d'enseignement primaire aurait vraisemblablement une autre vie, toujours en lien avec la pédagogie.
M. Leclerc indique que le Centre d'éducation des adultes, l'école forestière, le Collège Shawinigan et l'Université du Québec à Trois-Rivières ont exprimé le souhait de s'installer dans ces locaux rendus disponibles.











