C'est ce que conclut le médecin légiste qui a réalisé l'autopsie de la Montréalaise de 46 ans.
L'autopsie réalisée par le docteur Caroline Tanguay du laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec situé à Montréal conclut que la mort a été causée par une fracture de la colonne cervicale.
«L'animal a mordu Mme Gavriloaia-Bunduc au cou. Selon l'autopsie, la victime a été mordue par derrière. Elle faisait dos à l'animal. Elle ne l'a jamais vu venir», explique Luc Malouin, coroner chargé de l'enquête.
«La mort a été instantanée. Ce n'est donc pas l'accident de voiture qui a tué la dame.»
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF) croit que l'ours responsable est bien celui capturé vendredi dernier.
«Le MRNF procède actuellement à des expertises plus poussées. Ils doivent comparer les tissus des vêtements que portait Mme Gavriloaia-Bunduc avec le contenu de l'estomac de l'animal», soutient M. Malouin.
Les résultats seront connus au cours des prochaines semaines.
Les causes exactes de la mort de la femme demeuraient incertaines jusqu'à tout récemment, son mari, Dragos, ayant fait un accident d'automobile alors qu'il se rendait à l'hôpital.
La possibilité que le décès de Mme Gavriloaia-Bunduc ait été causé par l'accident d'automobile persistait.
Rappelons qu'Alexandrina Gavriloaia-Bunduc a été attaquée par un ours noir la semaine dernière dans la ZEC Wessonneau près de La Tuque. Son mari, un travailleur forestier autonome, procédait à des travaux de débroussaillage lorsque l'ours a attaqué sa femme.
Le MRNF rappelle que l'ours est un animal particulièrement robuste. «La mâchoire de l'ours noir est très puissante. Elle est capable de briser un cou assez facilement,» précise Hélène Jolicoeur, biologiste au MRNF.
«La morphologie de l'ours fait en sorte que l'animal est très fort pour sa taille».









