Celui qui, il y a moins d'un an, annonçait son retrait de la vie politique est désormais candidat à sa propre réélection. Il a rencontré une trentaine de partisans hier lors de l'ouverture de son bureau de campagne.
La continuité de Réjean Gaudreault s'oppose au vent de changement que suggère le second candidat sérieux à la mairie de La Tuque, Normand Beaudoin.
Réjean Gaudreault est particulièrement satisfait de la gestion des finances publiques des six dernières années. «Je désire continuer à gérer la Ville de façon très serrée», déclare-t-il.
Depuis son entrée en poste en 2003, la dette de la municipalité a augmenté de deux millions $. Elle se chiffrait à 11 413 050 $ en 1992, à 17 507 926 $ en 2003 alors qu'aujourd'hui, elle est de 19 664 164 $.
«C'est une augmentation de la dette de seulement 2 millions en 6 ans», souligne M. Gaudreault. «Sur cette somme, il y a notamment 800 000 $ empruntés pour renflouer le régime de retraite des employés de la Ville, 300 000 $ empruntés pour le gymnase de l'école secondaire Champagnat et 400 000 $ empruntés pour les dommages causés par les pluies en 2006. Toutes des dépenses incontournables».
«Si ce n'est pas ça bien gérer la dette, alors je ne sais pas c'est quoi», affirme-t-il.
Le maire a écorché quelque peu son adversaire à la course à la mairie. «Normand Beaudoin n'a jamais posé une seule question aux assemblées publiques du conseil municipal. C'est en participant et en posant des questions qu'on obtient du changement», affirme M. Gaudreault.
L'accent sur le tourisme
À l'instar de bon nombre des candidats de la Haute-Mauricie, Réjean Gaudreault met l'accent sur le développement d'une industrie touristique à La Tuque.
Il entend élaborer une politique d'aide à l'entreprise touristique afin d'orchestrer l'émergence de cette industrie. «Nous devons avoir un plan clair qui détermine où la municipalité se dirige», explique M. Gaudreault.
Il veut également créer un fonds d'aide à l'industrie ce qui permettrait d'offrir des subventions aux entreprises.
«Nous voulons dépenser l'argent à la bonne place. Nous avons déjà presque un million $ d'amassé pour ce fonds», souligne-t-il.
«Ce fonds n'aurait pas permis de sauver des usines de l'industrie forestière. Toutefois, nous allons l'utiliser pour financer des projets comme Forêt en action qui rentabilisera la biomasse forestière».










