L'école de Parent se vide peu à peu

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Gabriel Delisle
Le Nouvelliste

(La Tuque) L'incertitude entourant l'avenir de la scierie de Kruger de Parent n'aide en rien la situation de l'école primaire Notre-Dame-de-l'Assomption. Les jeunes travailleurs, sans emploi depuis que la scierie a interrompu ses activités le 26 septembre passé, se cherchent du travail ailleurs. Des familles déménagent et l'école se vide de ses élèves.

«Il y a déjà deux enfants de moins à l'école depuis septembre. Il est fort possible que trois autres élèves quittent Parent», souligne Stéphane St-Amour, le père d'un jeune garçon qui fréquente l'école Notre-Dame-de-l'Assomption. Des 24 élèves inscrits à l'école en septembre, il en reste 22.

La conseillère municipale du district de Parent, Sylvie Lachapelle, abonde en ce sens. «Il y a présentement des familles à Parent qui se demandent quoi faire. Elles s'interrogent sur la possibilité de quitter la région. Je pense précisément à une famille de deux enfants. Si cette famille part, c'est deux enfants de moins à l'école», affirme-t-elle.

Rappelons que les élèves de la maternelle à la 6e année sont réunis dans une seule classe depuis que la Commission scolaire de l'Énergie a aboli un poste d'enseignant. Toutefois, l'enseignante s'est prévalue d'une clause de la convention collective qui lui permet de refuser une réaffectation à plus de 50 km. La commission scolaire a alors transformé le poste d'enseignant en aide pédagogique.

Les parents ont gardé leurs enfants à la maison presque deux semaines après la rentrée scolaire afin de protester contre la décision de la commission scolaire d'abolir un poste d'enseignant.

Rien n'est joué

La directrice générale de la Corporation de développement communautaire du Haut St-Mauricie (CDC), Jennifer Olsen, est tout de même positive quant à l'avenir de l'école Notre-Dame-de-l'Assomption de Parent. La CDC du Haut-St-Maurice s'intéresse depuis un bon moment déjà à l'école de Parent. Elle travaille en concertation avec le groupe Action Parent, le regroupement des parents des élèves de la petite école.

La clef de la survie de l'école de Parent ainsi que de la communauté pourrait passer par le réseau Internet haute vitesse. «Les communautés de Parent et de Wemotaci doivent être reliées prochainement au réseau d'Internet haute vitesse», souligne Mme Olsen.

La Commission scolaire de la Baie-James vit les mêmes réalités que le secteur de Parent estime la directrice générale de la CDC. «La Commission scolaire de la Baie-James a réussi à faire des miracles avec ses «Écoles éloignées en réseaux». Cela permet un lien entre les établissements d'enseignement même si plusieurs kilomètres les séparent. La commission scolaire de l'Énergie aurait tout intérêt à faire des rapprochements avec les communautés de Wemotaci et d'Obejiwan où les écoles ne manquent pas d'enfants», explique Jenifer Olsen.

Les efforts de diversification économique entrepris pour le secteur de Parent peuvent être vains si l'enseignement n'est pas de qualité. «Il ne faut pas se le cacher. S'il n'y a pas d'école avec des services adéquats, il n'y aura pas de développement possible à Parent», estime Mme Olsen.

 

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