Mesures pour éviter le gel des aqueducs à La Tuque

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Gabriel Delisle
Le Nouvelliste

(La Tuque) La récente vague de froid qui afflige la région ces derniers jours pousse la municipalité de La Tuque à prendre des précautions pour éviter le gel de conduites d'eau potable. Dans un avis public émis cette semaine, on demande à certains citoyens du secteur urbain de la ville de laisser couler un filet d'eau afin de permettre une circulation permanente dans la conduite.

Bien entendu, ce n'est pas tous les citoyens qui sont invités à laisser couler l'eau de leur robinet en période de grands froids.

«La Ville de La Tuque désire rappeler à la population du secteur urbain de la ville d'assurer en permanence une circulation d'eau lorsque l'une des trois circonstances suivantes se présente: absence prolongée du domicile, gel de la conduite d'alimentation en eau potable dans le passé, réalisation de travaux de construction qui ont eu pour effet de remanier ou de diminuer l'épaisseur du sol situé au-dessus de la conduite d'alimentation en eau potable», peut-on lire dans cet avis.

Le gel de conduite d'eau potable est fréquent dans ce secteur de la ville. De manière générale, il en coûte à la municipalité 250 $ par aqueduc gelé.

«Nous devons faire plusieurs interventions chaque hiver. Cela peut représenter quelques milliers de dollars. Surtout si nous devons creuser ou intervenons la fin de semaine quand la main-d'oeuvre est plus chère. De plus, le gel pénètre le sol plus profondément dans le Haut-St-Maurice que dans d'autres régions plus au sud», explique le directeur général de la municipalité, Yves Tousignant.

«Cette mesure est surtout pour les snowbirds qui passent quelques semaines en voyage dans le sud.»

«Nous savons quelles sont les conduites d'eau problématiques. Le projet de modernisation des canalisations d'eau potable que la municipalité caresse permettra de corriger la situation dans bien des secteurs», précise M. Tousignant.

Les travaux de modernisation, conditionnel à l'octroi d'une aide financière gouvernementale, sont estimés à 800 000 $.

Les problèmes de gel des conduites d'eau potable n'ont pas la même gravité d'un hiver à l'autre. La municipalité a dû réaliser 68 interventions de dégel en 2009, 10 en 2008 et 35 en 2007.

Les artères les plus touchées par le gel des conduites d'eau potable sont la rue Bostonnais et le boulevard Ducharme. Ces résultats sont loin d'égaler le total de 200 entrées gelées de 1994.

Le surintendant aux travaux publics de la Ville, Marc Filion, explique le phénomène en partie par les conditions climatiques.

«Nous avons eu beaucoup de neige en 2008. Cela permet une certaine isolation. L'an dernier, nous avons noté cinq épisodes de pluie hivernale suivie de gel soudain. De plus, le boulevard Ducharme et la rue Bostonnais sont des parties de la route 155 où la neige est souvent ramassée», souligne-t-il.

La municipalité couvre les frais du premier déglaçage pour chaque numéro civique. Par la suite, si les conduites gèlent à nouveaux, les frais reviennent au propriétaire de l'immeuble.

Si la conduite d'eau potable d'une habitation a déjà, dans le passé, été débloquée par la municipalité des frais de 200 $ sont imposés. Même s'il s'agit d'un nouveau propriétaire.

 

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