Toujours pour une raison inconnue, dix-sept wagons de marchandises ont quitté la voie ferrée causant d'importants dommages à celle-ci. Les autorités du CN assurent toutefois que cet accident n'a causé aucun dommage à l'environnement. Les travaux de nettoyage terminé hier soir ont permis la reprise de la circulation ferroviaire.
La majorité des wagons affectés par le déraillement transportant le fruit d'usines de pâtes et papiers ainsi que de scieries de l'Abitibi. En effet, sur les dix-sept wagons déraillés, dix transportaient des copeaux de bois alors que six contenaient des rouleaux de papier.
Un seul des wagons accidentés avait été utilisé lors du voyage précédent pour transporter des matières dangereuses.
«Mais celui-ci était totalement vidé et nettoyé de son contenu lors du déraillement. Une équipe spécialisée du CN a très bien vérifié s'il ne restait pas de trace du produit dangereux comme ce fût déjà le cas. Et le wagon avait très bien été nettoyé», affirme la porte-parole du CN pour le Québec et les maritimes, Julie Sénécal.
«Nous sommes intervenues au début sur ce wagon comme si c'était un déversement de produit toxique. Mais, il n'en était absolument rien.»
Les circonstances du déraillement sont cependant toujours inconnues. «Notre enquête à ce sujet se poursuit», ajoute Mme Sénécal.
Dès lundi, des équipes du CN ont été déployées à Clova. Assistées de machinerie lourde, elles ont fait le nettoyage et ont réparé la voie ferrée afin que le transport reprenne hier soir.
Par ailleurs, Via Rail assure que ce déraillement n'entraîne plus aucun désagrément pour ses liaisons de trains de passagers entre Montréal et Senneterre. Toutefois, le train de lundi en direction de l'Abitibi a dû s'arrêter à Parent.
Le CN n'a publié aucun communiqué de presse pour informer la population de ce déraillement survenu en plein coeur du territoire forestier de la Haute-Mauricie. Selon la porte-parole de la société, il s'agit là de la procédure normale.
«Nous publions un communiqué uniquement lorsqu'il y a un danger pour la population ou des dommages à l'environnement», souligne Mme Sénécal.








